Toutes les vies de Margot
Par titre

Toutes les vies de Margot

Merci à Page Turners pour l’envoi de ce roman.

Hello ! Aujourd’hui je vous présente un roman que je pense qu’on pourrait qualifier d’historique : Toutes les vies de Margot de Juno Dawson.

Lorsque j’ai choisi ce service presse, c’était en étant à moitié convaincue mais tout de même intriguée, car le thème des mémoires de la Seconde Guerre mondiale m’intéresse. Autant vous dire que j’étais loin de m’attendre à ce qui m’est tombé dessus en ouvrant ce roman : une intrigue qui nous happe et un coup de cœur !

Le résumé

Comment peut-on détester quelqu’un au présent et l’aimer dans le passé ?

Quelle galère ! Felicity, dit Fliss, 15 ans, est furieuse de se retrouver en pleine campagne galloise chez sa grand-mère Margot, avec sa mère qui sort d’une chimio.

Quitter Londres et son super-collège pour un trou perdu, passe encore. Mais supporter la cohabitation avec Margot, parfois carrément désagréable, ça craint. Jusqu’au jour où Fliss découvre au grenier le journal intime écrit par Margot pendant la Seconde Guerre mondiale quand elle avait 16 ans. Impossible de ne pas le lire !

Au fil des pages, Fliss découvre de nouvelles facettes de sa grand-mère qu’elle commence à regarder d’un autre œil…

~ Retour sur cette lecture ~

Les personnages

Dès les premières lignes, on comprend très bien comment est Fliss. Superficielle, égoïste et choyée mais aussi malmenée par la vie pour certaines choses. Bref, je l’ai adorée comme j’adore les héroïnes de ce genre (décidément c’est la semaine). On comprend peu à peu sa situation mais on peine au début à plaindre l’adolescente capricieuse qui n’a pas conscience de combien elle est socialement favorisée.

« — Margot est âgée. Elle est comme elle est. Tu es jeune et plus souple. On va devoir s’adapter un peu à son caractère.

— Tous les cours de gym du monde n’arriveraient pas à nous rendre assez souples pour ça. »

Du côté de Margot, je ne comprenais pas non plus sa froideur. Au début du roman, je la trouvais plutôt brusque mais ça me semblait justifié au vu de combien Fliss faisait sa précieuse. Et comme l’héroïne, j’ai adoré la comprendre petit à petit à travers son passé, en suivant son journal.

Je ne vais pas trop épiloguer sur les amis de Fliss pour garder le suspens au début du roman mais je les ai aussi appréciés : s’ils sont parfois un peu trop clichés ils en rien eux-mêmes et j’ai aimé la place que leur a donné l’auteure dans cette histoire.

Le journal de Margot

Centre même de Toutes les vies de Margot : le fameux journal retrouvé par Fliss où Margot relate sa vie durant la Seconde Guerre mondiale. La première chose qui m’a plu, c’est la façon dont l’auteure arrive à mélanger le quotidien de Fliss avec les passages du journal de Margot, des années plus tôt. Le journal s’intègre réellement au récit, les transitions sont bien faites et comme Fliss on se pose sans cesse de nouvelles question sur l’histoire de Margot. De plus, le journal de sa grand-mère trouve un écho plus moderne dans la vie de notre héroïne qui apprend et évolue grâce à ce récit.

N’étant pas historienne, je ne peux pas juger de l’aspect réaliste ou non de l’histoire de Margot mais j’ai savourée cette plongée dans ce petit village Gallois au cours de la guerre, avec le quotidien des adolescents et la réalité de l’évacuation de Londres ainsi que ses conséquences.

D’ailleurs, l’histoire de Margot n’est pas la seule à se dérouler au passé. J’avais pensé au résumé que Fliss vivait comme nous dans les années 2000/2010, mais c’est un plongeon dans les années 90 que nous offre ce roman. J’ai adoré tous les passages sur la mode ou les références culturelles typiques de ces années-là !

Moderne et féministe

Même s’il n’est que très peu directement question de féminisme dans ce roman, c’est un mot que je lui associe. En effet : il présente de nombreuses femmes fortes, qui se mettent à égalité avec les hommes et se battent pour leur droit. Certains passages, qu’ils soient extraits du journal de Margot ou de l’histoire de Felicity, m’ont fait sourire comme celui-ci :

« Megan peut bien se faire toute la promo par ordre alphabétique si ça lui chante, je m’en moque. C’est son droit le plus strict en tant que femme, mais je refuse de m’en mêler. »

Bref, le genre de roman qui fait du bien !

Attention : sortez les mouchoirs

Jusqu’ici, on peut dire que Toutes les vies de Margot est un bon roman mais c’est vrai qu’au vu du reste de ma chronique, le côté coup de cœur n’est pas évident. Certes, j’ai aimé l’ambiance, les personnages, les rebondissements de l’intrigue (dont certains particulièrement surprenants !).

Mais ce n’est que plus tard dans cette lecture que j’ai compris combien ce livre allait être marquant. Je vous rassure : il ne s’agit pas de quelque chose autour de la guerre mais plutôt de l’histoire de Fliss, et plus particulièrement de sa mère.

A partir de la moitié un peu près, le roman devient particulièrement émouvant. Juno Dawson installe avec brio une tension dans son récit et je l’avoue : j’ai pleuré. Je ne détaillerai pas plus pour ne pas spoiler mais si vous aimez les livres fabuleux sur le plan émotionnel et les drames (qui n’en font pas trop non plus) vous serez forcément touché par cette belle histoire.

Après une intrigue aussi belle et réussie, j’avais un peu peur de la façon dont l’auteure conclurait mais je suis plus que ravie de la fin qu’elle offre à son roman. En définitif, Toutes les vies de Margot m’a plu et emportée de la première ligne à la dernière.

En conclusion

Toutes les vies de Margot m’aura agréablement surprise dans le style coup de cœur inattendu. Un roman dont je n’ai pas assez entendu parler à mon goût (je vais vite y remédier !) et que je vous recommande très vivement !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.