5 raisons de lire Lady Helen tome 1 : le club des mauvais jours
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5 raisons de lire Lady Helen tome 1 : le club des mauvais jours

Hello ! Il y a peu de temps, le premier tome de la trilogie Lady Helen d’Alison Goodman est sorti en format poche et je me suis dit que c’était l’occasion de la découvrir. Un choix que je ne regrette absolument pas car si Lady Helen est très différent d’Eon (autre livre de l’auteure que j’avais déjà lu), c’est aussi un joli coup de cœur.

Je vous donne donc 5 raisons de vous laisser charmer à votre tour par l’histoire atypique de Lady Helen Wrexhall…

Le résumé

Lady Helen Wrexhall s’apprête à faire son entrée dans le monde. Bientôt, elle sera prise dans le tourbillon des bals avec l’espoir de faire un beau mariage. Mais une bonne de la maison disparait, des meurtres sanglants sont commis, la plongeant soudain dans les ombres de la Régence. Helen fait la connaissance de lord Carlston, un homme à la réputation sulfureuse. Il appartient au Club des mauvais jours, une police secrète chargée de combattre des démons qui ont infiltré toutes les couches de la société. Lady Helen est dotée d’étranges pouvoirs, mais acceptera-t-elle de renoncer à une vie faite de privilèges et d’insouciance pour rejoindre lord Carlston et basculer dans un monde terrifiant ?

L’aspect historique

L’histoire de Lady Helen se déroule à Londres, durant la période de la Régence. Le cadre est d’ailleurs posé au premier chapitre, expliquant de façon simple et précise le contexte politique anglais de l’époque. Dès les premières lignes, on voyage donc dans le temps jusqu’à une époque de bals, présentations et contraintes rigides de l’étiquette pour une noblesse qui n’a pas vraiment conscience de ses privilèges.

Dans Lady Helen, on suit le quotidien d’abord normal d’une jeune lady sous la Régence avec de nombreuses vérités historiques qui va ensuite être mêlée malgré elle à d’étranges affaires surnaturelles, le tout sans jamais oublier cet aspect du roman.

Alison Goodman semble prendre plaisir à nous décrire de fabuleuses robes, leurs superpositions de tissus et leurs ornements de bijoux, tout comme les élégants salons et les belles demeures du Londres de la régence. Tout nous fait voyager, jusqu’aux évènements auxquels assistent les membres de la noblesse ainsi que les personnalités évoquées (la romancière Anne Radcliffe, le scandaleux Lord Byron). Les fans de cette période apprécieront les incursions aux bals, les soupers copieux et le quotidien régit par l’étiquette si bien reconstitué.

Le style à la Jane Austen

C’est volontaire et c’est réussi : Lady Helen a des airs de romans de Jane Austen, tant par sa période historique que par le comportement de ses personnages. Le ténébreux Lord Carlston serait-il une sorte de Mr Darcy ? Car Helen, elle, a tout d’une Elizabeth Bennet, tant par ses passions que par son comportement social. Sa culture n’est pas non plus sans rappeler celle de Catherine Morland, alors qu’elle a été élevée par sa tante et son oncle comme Fanny Price.

Si vous avez lu les romans de Jane Austen en VO je pense que vous apprécierez encore davantage les clins d’œil et le style si bien repris en lisant Lady Helen en anglais, ce que je pense d’ailleurs faire moi aussi.

Artiste inconnu(e)

En tout cas c’est indéniable : Lady Helen comporte une belle part de romans de mœurs à la façon des œuvres d’Austen et ça rend la lecture aussi agréable que cultissime avec ses nombreuses références. Un pari tenu à mes yeux !

Se balader dans Londres

Lady Helen nous fait visiter Londres, depuis les beaux quartiers comme Mayfair et leur fréquentations recommandables jusqu’aux bas-fonds dans lesquels Lard Carlston l’emmène chasser du monstre. On se balade dans Hyde Park, visite les belles demeures des nobles de la ville et on fait même un tour au palais royal.

Si on se perd parfois dans tous ces noms et lieux pas forcément familiers, le roman nous permet aussi à renfort de détails de nous imaginer ces décors et de se promener dans le Londres de la Régence, y compris pour les parties pas forcément glamour.

La partie fantasy

Du côté fantasy du livre, on a donc affaire à des créatures malfaisante nommées des Abuseurs qui volent leur énergie vitale aux gens. Je n’entrerais pas dans les détails pour ne pas gâcher votre lecture (je trouve déjà que le résumé va trop loin étant donné que le roman est long à démarrer) mais je dois louer la façon dont Alison Goodman manie cette partie du récit.

L’idée même des monstres qu’elle met en place est à la fois familière (parce qu’elle rappelle les vampires) et inédite (par sa forme particulière). L’introduction des pouvoirs d’Helen se fait petit à petit afin de créer un suspens, effet plutôt réussi. Le mode de fonctionnement des créatures, tout comme celle du Club des Mauvais jours, reste simple pour ne pas perdre le lecteur. En bref, de la fantasy pas trop surchargée et bien amenée !

Le choix de ce mélange particulier

Maintenant le point le plus intéressant de Lady Helen n’est ni son aspect historique, ni son aspect fantastique mais bien le mélange des deux. Il est vraiment bien effectué, probablement parce que le récit prend son temps et ne cherche pas à aller trop vite ou à donner trop d’information d’un coup, quitte à tomber parfois dans la tendance inverse.

Mais c’est aussi ce qui nous permet de savourer le triangle amoureux du roman, d’hésiter avec Helen sur le choix de la vie qu’elle va mener ou même de bien comprendre cette histoire d’Abuseurs et de société secrète. Je suppose que ce rythme est aussi due au fait qu’on est face au premier tome d’une trilogie qui a pour but de poser le décor et introduire la problématique, ce qu’il fait tant sur le plan historique que sur le plan fantastique.

En tout cas ce croisement entre historique, particulièrement pour cette période, et fantasy plutôt noire est sans nul doute un point fort et original de Lady Helen !

Je vous recommande une autre saga qui mélange ces deux aspects : The infernal devices

En conclusion

Lady Helen est un petit bijou d’histoire et de fantasy et j’espère sincèrement qu’au moins une des raisons évoquées ci-dessus vous aura convaincu de vous plonger dans ce premier tome palpitant d’une trilogie prometteuse. Un coup de cœur à lire absolument !

Vous avez lu ce livre ? Qu’en avez-vous pensé ?

Envie d’aller plus loin ? Découvre ma chronique du tome 2 !

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