Championnes de Mathilde Tournier
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Championnes de Mathilde Tournier

Merci aux éditions Gallimard jeunesse pour l’envoi de ce roman.

Hello ! Aujourd’hui on se retrouve pour la chronique d’un roman court et plein d’émotions : Championnes de Mathilde Tournier.

En quelques 172 pages, Mathilde Tournier nous raconte une histoire : celle de Pénélope, dite Péné, qui ne vit que pour le foot et pour qui sa passion est aussi salutaire, puisqu’elle lui permet d’échapper au harcèlement auquel elle fait face au collège. Le texte est court mais émouvant, limite douloureux à lire par moment. En bref, marquant.

Les dernières parties de cette chronique contiennent des spoilers sur le roman mais ne vous inquiétez pas, elles seront indiquées par un paragraphe en rouge. Vous pouvez lire le reste sans inquiétude !

Le résumé

Pénélope, 14 ans, ne vit que pour le foot. Mais dans son nouveau collège, une fille qui tape dans un ballon, c’est un peu trop bizarre aux yeux de certains. Péné devient la risée de l’établissement, des réseaux sociaux.

Elle peut néanmoins compter sur un soutien précieux : celui de ses coéquipières Florie, Leïla, Marisa…

Une team de championnes, et pas seulement sur le terrain !

Harcèlement, problèmes familiaux, identitaires… quand la passion du foot sauve des difficultés de l’adolescence. Un roman sensible, social, solaire.

~ Retour sur cette lecture ~

La passion du foot

Pour ma part, je ne suis pas fan de foot ni particulièrement attirée par cette activité. Pourtant, à travers les yeux de Péné, j’ai compris ce qui lui tenait tant à cœur dans ce sport. L’autrice parvient à nous faire ressentir cette passion, à travers les match mais aussi les activités qu’elle peut avoir qui y sont reliées, comme regarder des matchs avec ses amies ou jouer à FIFA.

L’unité entre Péné et ses coéquipières de l’équipe U15 est également touchante : elles se soutiennent, il y a une vraie amitié qui naît malgré quelques difficultés et prises de bec. J’ai adoré ce message d’amitié et de confiance, ainsi que le lien fort entre Florie, Marisa et Péné.

L’évolution du personnage de Leïla est également très belle : si elle ne fait pas toujours les bons choix et peut avoir un comportement questionnable vis-à-vis de Péné par moments, elle se rachète largement et se révèle sur la fin, à la fois en tant que personne et en tant qu’amie.

L’horreur du collège

On comprend rapidement que si Péné est à l’aise et appréciée dans son équipe de foot, il n’en va pas de même au collège. C’est le cœur brisé qu’on constate qu’elle est devenue la cible de ses camarades : arrivée en cours d’année, avec des passions différentes des leurs, elle se fait harceler sans cesse et parfois sous les yeux des profs sans que ceux-ci ne lèvent le petit doigt.

Blagues cruelles, vidéos circulant sur internet : rien ne lui est épargné mais la fierté de Péné l’empêche d’en parler, que ce soit à ses amies au foot ou à ses parents. Championnes raconte ainsi son calvaire, mais aussi évidemment l’histoire d’un déclic et tout ce qui va changer ensuite…

ATTENTION : à partir d’ici, cette chronique contient des spoilers sur le roman dont il est question. Si vous ne souhaitez pas être spoilé·e, vous pouvez aller directement à la conclusion !

Un malheureux réalisme

Si tout était normal et juste, au moment où Péné explique que ses camarades la harcèlent et apporte une preuve, ainsi que les noms des coupables, ceux-ci auraient dû être appelés par le proviseur, passer en conseil de discipline et être sanctionnés.

Mais Mathilde Tournier préfère glisser une pointe de réalisme (et par la même d’injustice) dans son histoire : si certains professeurs et camarades réalisent l’ampleur du problème et s’attachent à aider Péné, le proviseur de son côté ferme les yeux au vu de l’identité des harceleurs (fils d’une prof de l’établissement, garçon aux notes exemplaires…). D’un autre côté, la réaction des parents de Pénélope fait chaud au cœur et montre l’importance d’en parler autour de soi, quand on est dans la même situation qu’elle. En cela, Championnes est à la fois réaliste et rassurant, et une invitation à se confier.

Une fin lumineuse

A l’opposé, la fin du roman n’est pas totalement réaliste (car très rare, encore que Pénélope semble jouer à un certain niveau), mais est suffisamment lumineuse pour éclipser ce que Péné a traversé durant l’année, et nous faire entrevoir un avenir radieux pour elle. Rejoindre un pôle, repéré par un recruteur : le rêve de tout passionné de sport. Le fait qu’elle puisse faire ça avec Florie et Leïla parfait ce bonheur et le roman se termine sur une note définitivement positive !

En conclusion

Un très beau roman, court et incisif, qui parle du harcèlement avec beaucoup de justesse. A mettre de toute urgence entre les mains des collégiens (et même de lecteurs plus âgés) !

Vous avez lu ce livre ? Qu’en avez-vous pensé ?

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