Tara Duncan tome 12 : l’Ultime combat
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Tara Duncan tome 12 : l’Ultime combat

Hello ! Aujourd’hui je reviens avec vous sur le douzième et dernier tome de la saga Tara Duncan de Sopie Audouin-Mamikonian : l’Ultime combat.

Malgré les divers points que je vais soulever par la suite dans cette article, j’ai sincèrement apprécié ce tome et la saga Tara Duncan dans son ensemble. Seulement les incohérences se multiplient depuis déjà plusieurs tomes… Ce qui est dommage car cette saga est fabuleuse, mais on sent bien sur la fin que l’auteure a perdu son fil. Que douze tomes, c’est trop.

Là où d’autres sagas donnent dès le début leur fil directeur (comme Gardiens des cités perdues ou les Chevaliers d’Emeraude), Tara Duncan a tardé à révéler une véritable ligne directrice (autre que « trouver Magister et lui faire la peau ». Si les tomes 8 à 12 ont une histoire plus liée, les coquilles se multiplient aussi sur la fin… Dommage…

ATTENTION : cette chronique contient des spoilers sur le roman dont il est question ainsi que sur les tomes précédents.

Pour retrouver les chroniques des tomes précédents :

Le résumé

Tout est-il perdu ? Tara est épuisée. La puissance de sa terrible magie la met en première ligne pour lutter contre la comète qui tente toujours de dévaster les planètes démons et d’en collecter les âmes.

Lentement, mais sûrement, les sorceliers plient sous les assauts incessants.

Et les choses se compliquent, lorsque la reine des elfes est assassinée dans le Palais de Tingapour. Qui veut empêcher la reine de parler, et pourquoi ?

Sans compter que l’histoire d’amour entre Tara et Cal est suffisamment fragile pour que la jeune femme doute. Robin parviendra-t-il à reconquérir le cœur de la belle héritière ?

Envoyés en mission dans l’espace profond, Tara, le magicgang, mais aussi Archange, Maître Chem, Mourmur Duncan, Mara ou Selenba, vont déterrer un secret enfoui depuis plus de cinq mille ans.

Par une ironie du sort, Tara sera-t-elle sauvée par son pire ennemi Magister ? Ou alors est-ce encore un coup tordu du Sangrave pour dominer l’univers ?

L’ultime combat vient de commencer. Et tous ne survivront pas.

~ Retour sur cette lecture ~

Le combat contre la comète

Commençons cette chronique avec le centre même du roman : le combat contre la comète. L’idée même de l’entité est bonne (bien qu’un peu grosse) et le dénouement offert à ce duel est lui aussi très intéressant. Je me demande si SAM avait prévu d’utiliser la Pierre Vivante de cette façon dès le moment où elle l’a créé ou si elle a pensé à cette histoire de démons, de terraformation et de comète en colère, mais je suppose que je n’aurais jamais la réponse 😅

La ligne narrative des elfes

Si la ligne narrative principale est vraiment chouette, j’ai eu un peu plus de mal avec les histoires des Elfes dans l’Ultime combat.

Il y a tout d’abord l’histoire de l’ex-reine T’avila, assassinée car enceinte de jumeaux qui auraient été mi-humains mi-elfes. Mais si l’idée est bien pensée et Erée en effet une bonne coupable, l’identité du père laisse à désirer… Sans compter que l’un comme l’autre étant des personnages politiques médiatisés (même si ce n’était plus vraiment le cas pour Daril), c’est un peu gros qu’ils n’aient chacun pas reconnu l’autre avant…

Ensuite il y a les elfes perdus. Ils arrivent quand même légèrement comme un cheveu sur la soupe, avec cette légende de vaisseaux perdus dont personne n’avait entendu parler (et surtout pas le lecteur). Même si cela donne lieu à des passages sympathiques, et apportent une jolie surprise à l’histoire (et une copine à Robin, seul moyen pour le caser d’ici la fin de la saga), je trouve dommage que cette ligne ne s’intègre pas aussi bien au récit qu’elle aurait pu.

L’identité de Magister

Ahhhh, on en arrive au très gros point qui m’a posée problème. La plupart de ceux que j’aie pu soulever dans cet article me sont venus après quelques relectures et même s’ils n’en sont pas moins vrais, la moi de quelques années de moins avait fermé les yeux dessus. Pas sur celui-là.

En véritable Tarradict de l’époque, je m’étais, à peu près à la sortie du tome 8, payé une relecture entière de la saga, carnet de notes à la main, afin d’identifier enfin quel personnage était ce soupilute de Magister.

Triomphante, j’en ai déduit qu’il s’agissait de Daril Kratus (trop forte, quatre ans avant quoi !). C’était en effet le seul personnage proche de Tara (relativement en tout cas), du bon âge, qui ne se soit jamais trouvé clairement avec Magister à un moment et qui n’ait jamais fait une apparition en même temps que lui à un endroit différent. Il ne semblait pas non plus être en Outremonde, où on suppose que Danviou et lui auraient pu se rencontrer.

La lecture des tomes 9, 10 et 11 a eu le bon goût de me conforter dans cette idée. C’est d’ailleurs là que c’est trop bête. Parce que pour moi, la seule chose qui contredise effectivement la fin du tome 12, c’est ledit tome 12.

Oops. Jusqu’ici tout concordait. Vraiment. Et puis cette histoire avec T’avila est venue tout faire rater. (Je me sens comme Hercule Poirot en écrivant cet article alors que j’énumère simplement des faits obvious. Bref.) Résumons : pendant plusieurs années, ce mégalomane de Magister aurait pris un ptit mois de temps en temps loin de ses plans de conquêtes du monde pour aller batifoler avec la reine des elfes. Ben voyons. Dans le dos de Selenba, malgré son obsession pour Selena. Et il se serait laissé attraper par deux fois par Xandiar…

Pour une révélation qu’on attendait depuis le tome 1, et même si mon amour pour cette saga de mon adolescence reste intact, je dois dire que cette fausse révélation démentie par l’auteure elle-même dans les deux romans du deuxième cycle de l’histoire me laisse avec un amer arrière-gout de déception.

(Too) happily ever after

« L’ultime combat vient de commencer. Et tous ne survivront pas. »

Je cite juste le résumé. Sauf que si, tout le monde a survécu. A l’exception de quelques personnages très secondaires (comme la reine des elfes), TOUT LE MONDE s’en sort.

Alors oui, j’aime les fins heureuses. Mais là c’est un peu too much. Si on fait un bilan, tous les héros et même l’entourage un peu plus lointain de Tara sont guéris s’ils étaient blessés, casés (aucune représentation autre que des couples hétéros d’ailleurs…) et en vie. Tout va bien dans le meilleur des mondes.

Si Tara Duncan avait commencé comme une saga jeunesse, elle avait peu à peu évolué au fil des tomes pour aller vers du (jeune) young adult, à un niveau ou normalement on commence à accepter que tout le monde ne s’en sorte pas parfaitement. Donc même si je suis pour les fins heureuses, là je trouve que Tara et ses amis s’en sortent presque trop bien.

En conclusion

Malgré cette chronique un peu dure, j’adore la saga Tara Duncan et je l’apprécierai toujours, même si sa fin n’est malheureusement pas celle que j’attendais. Ce tome douze fait peut-être partie de tomes de trop à une saga qui aurait pu se terminer plus joliment avant, mais qui n’en reste pas moins une très belle aventure.

Vous avez lu ce livre ? Qu’en avez-vous pensé ?

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