La ville sans vent tome 1
Par titre

La ville sans vent tome 1

Merci à Hachette romans et Netgalley de m’avoir permis de lire ce titre.

Hello ! Ça fait déjà un petit moment que j’ai lu La ville sans vent d’Eleonore Devillepoix mais cette chronique a été écrite juste après ma lecture, j’avais donc tout le roman encore bien en tête à ce moment-là.

Pour vous la présenter en quelques mots, La ville sans vent c’est une merveilleuse intrigue qui allie fantastique, policier et même un brin de politique en un roman époustouflant et entraînant. Un coup de cœur haut en couleurs que je vous recommande sans la moindre hésitation.

Le résumé

A dix-neuf ans, Lastyanax termine sa formation de mage et s’attend à devoir gravir un à un les échelons du pouvoir, quand le mystérieux meurtre de son mentor le propulse au plus haut niveau d’Hyperborée.

Son chemin, semé d’embûches politiques, va croiser celui d‘Arka, une jeune guerrière à peine arrivée en ville et dotée d’un certain talent pour se sortir de situations périlleuses. Ça tombe bien, elle a tendance à les déclencher…

Lui recherche l’assassin de son maître, elle le père qu’elle n’a jamais connu. Lui a un avenir. Elle un passé.

Pour déjouer les complots qui menacent la ville sans vent, ils vont devoir s’apprivoiser.

~ Retour sur cette lecture ~

La ville complexe…

Dès le tout début, dans les pensées de Lastynax, je suis tombée amoureuse de la merveilleuse ville créée par l’auteure. Belle, aérienne mais aussi totalement inégale, chaque niveau étant centré sur lui-même et ignorant consciencieusement ceux d’en dessous.

Au-delà de l’aspect esthétique aux inspirations parfois antiques de la ville (qui n’est d’ailleurs pas sans me rappeler la magnifique d’Al-Jeit dans les romans de Bottero), je trouve très réaliste sur le plan social de créer des inégalités comme on en retrouve dans la vraie vie.

En tout cas, la ville (tout comme l’univers entier) créée par Eleonore Devillepoix est fabuleusement complexe. Elle mélange des idées inédites (comme les tortues pour se déplacer sur les canaux entre les niveaux de la ville) avec des éléments empruntés à d’autres mythologies que le lecteur connaît parfois déjà comme les amazones, l’Arcadie ou même l’orichalque (levez la main si vous aussi vous avez vu tous les épisodes des mystérieuses cités d’or !).

En bref, un monde trop complexe pour que je vous l’explique ici, d’autant que je ne voudrais pas gâcher la surprise de le découvrir pendant le roman. Et si vous n’avez jamais entendu parler des amazones, de l’Arcadie ou de l’orichalque pas de panique, l’auteure explique tout à fait ces éléments lorsque c’est nécessaire dans le récit !

…et sa politique retorse

Je l’avoue, j’ai un gros faible pour les romans avec une petite touche de politique, et c’est encore mieux s’il y a des subtilités qu’on ne voit pas à la première explication. Sur ce point, La ville sans vent m’a ravie avec son histoire ou s’emmêlent conflits personnels, magie et politique.

Pour vous brosser un rapide tableau de la situation, Hyperborée est dirigée par une poignée de privilégiés qui ont obtenu leur titre de mage après un concours (le tournoi de l’Affectation) et des années d’études. Il s’agit en général de fils de mage (pas de filles parce que la société est sexiste) et quelques fois d’un jeune homme des niveaux inférieurs qui a réussi.

On a déjà constaté que socialement, ce n’était pas vraiment le top, surtout quand les privilégiés en question sont corrompus jusqu’à la moelle. Alors on n’est pas vraiment surpris de l’état de la cité avec à sa tête une dizaine de mages aussi cupides et manipulateurs que possible. Et le héros ne trouvant rien de mieux à faire que de se jeter dans la fosse au lion (au sens propre à un moment donné d’ailleurs), on assiste de l’intérieur à l’administration bancale de la cité.

Entre les complots, la question de qui a trahi qui et surtout de qui tire les ficelles derrière tous les évènements, cet aspect du roman a de quoi nous tenir occupé. Et il n’est pas le seul intéressant.

Les personnages

Lastyanax est le premier dont on entend parler. A dix-neuf ans, il est fier de son tout nouveau statut de mage, a quand même tendance à prendre les autres de haut et de ce fait commet parfois des erreurs stupides par ambition. Mais on s’attache vite à sa maladresse, à sa détermination et à son intelligence et le duo qu’il forme avec l’autre personnage principal, Arka, est génial, d’autant qu’il n’y a aucune trace d’une romance superflue entre eux et simplement une solide amitié qui se construit.

Arka semble d’ailleurs être son opposée. Aussi illettrée qu’il est un rat de bibliothèque, forte physiquement qu’il est mince et peu musclé et débrouillarde, tout au contraire de son mentor. Sa tendance à se mettre dans des situations improbables et dangereuses n’a d’égale que sa capacité miraculeuse à s’en sortir et elle est aussi très attachante, bien que d’une façon radicalement différente.

Il y a quand même un personnage secondaire qui mérite à mes yeux d’être mentionné dans cette chronique : Pyrrha. J’ai déjà mentionné le sexisme insupportable des mages d’Hyperborée. Pyrrha, à l’opposé, se place en fière défenseuse de la condition féminine. Ambitieuse, droite dans ses bottes et surtout intelligente, c’est pour l’instant mon personnage favori. Même si elle n’a pas un très grand rôle dans La ville sans vent, comme il s’agit d’un premier tome j’espère la voir plus souvent par la suite !

Un mystérieux mage

Peu après le début du récit, on apprend l’existence d’un autre personnage clé : Alcandre. Je ne peux pas vous en dire beaucoup sur lui sous peine de gâcher la découverte de son histoire lors du récit, mais je peux par contre affirmer que j’ai apprécié le mystère et la part plus sombre qu’il apportait au roman. Encore une fois, même si ce premier tome développe déjà très bien l’histoire et est ultra-complet, j’ai vraiment hâte de découvrir le rôle qu’Alcandre jouera dans la suite de la saga.

Un premier tome à couper le souffle

En plus des complots, des personnages géniaux, de l’univers très bien construit et du mystère (comme si ce n’était pas suffisant…), La ville sans vent est aussi un roman plein d’actions et de rebondissements avec des batailles épiques, des courses poursuites, des cascades et des confrontations pleines de tensions. Après tout ça, je n’ai plus qu’une chose à dire, ou plutôt demander : quand comptez-vous lire cette pépite ?

En conclusion

Vous l’aurez compris, j’ai eu un coup de cœur pour ce premier tome fabuleux, bien construit, dense et complexe de ce qui s’annonce comme une très bonne saga fantasy. Je le recommande sans le moindre doute et je pense que cette histoire devrait d’ailleurs faire du bruit sur la blogosphère dans les mois à venir. J’attends dès maintenant le second tome avec impatience !

Vous avez lu ce livre ? Qu’en avez-vous pensé ?

Découvrez ma chronique du tome 2 par ici !

Si vous avez aimé cet article, vous pouvez l’enregistrer sur Pinterest :

La ville sans vent tome 1

Signature

2 commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.