La chronique des Bridgerton
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La chronique des Bridgerton

Hello ! Reprendre cette partie de mon blog faisait partie de mes objectifs pour 2021 et me voilà donc pour parler de la fameuse romance pseudo-historique de Netflix qu’on voit partout en ce moment : La chronique des Bridgerton.

J’ai vraiment apprécié cette série malgré certains aspects très décriés et effectivement pas franchement géniaux. Elle se regarde bien, n’est pas trop longue et l’intrigue est jolie donc si vous aimez les romances historiques façon Jane Austen vous devriez apprécier !

Le trailer

~ Retour sur la série ~

Du pseudo-historique

Bien que l’on entende ou lise souvent que c’est une série historique, La chronique de Bridgerton appartient assurément à un passé fantasmé.

Je ne critique certainement pas le choix d’apporter de la diversité au casting (c’est un parti-pris vraiment sympathique qui au contraire m’a beaucoup plu) mais ce n’est certainement pas le seul aspect historique dont la série se soit affranchie.

Il y a la période déjà. En effet, si La chronique de Bridgerton est placée sous l’époque de la Régence (quand la reine Charlotte était au pouvoir, ce qui est véritablement arrivé et dont certains romans comme Lady Helen reprennent très bien les codes) mais on retrouve ces codes noyés dans ceux qui correspondent à l’époque de Jane Austen (donc avant la Régence). Beaucoup d’approximations…

Ensuite il y a les costumes. Un travail immense a été fourni pour donner cet aspect historique avec 7500 costumes de fabriqués. Costumes qui ne respectent pas les codes de l’époque ! Encore une fois c’est un parti pris de l’équipe de la série qui a considéré que jouer avec les couleurs, les matières et les coupes était plus important que le respect du style de l’époque. Bien sûr ce n’est pas non plus la catastrophe, mais entre tailles trop hautes et couleurs incongrues, les historiens se sont évidemment indignés.

Donc si La chronique de Bridgerton a ses qualités en tant que série, la qualifier de série historique serait un peu déplacé : c’est une fiction dans tous les sens du terme, de l’intrigue et des personnages jusqu’aux codes sociaux et aux costumes.

L’intrigue amoureuse

Au centre de la série, on a donc la romance entre le fameux Duc de Hastings, Simon, et la fille la plus âgée des Bridgerton, Daphné. On ne va pas se mentir, on comprend dès le premier épisode comment tout cela va se finir mais le déroulement de l’histoire est joli et les péripéties sont parfois plutôt surprenantes, donc c’est plutôt chouette. Après ça reste une série très simple sans prise de tête…

Lady Whistledown

En plus de la romance s’ajoute un deuxième élément central à la série qui lui donne des airs de Gossip Girl : Lady Whistledown, la chroniqueuse qui se plait à révéler dans ses billets à scandale tous les petits secrets de la bonne société Londonienne.

Dans les livres (oui, la série est tirée de romans comme toujours), l’auteure Julia Quinn a attendu la toute fin de la saga pour révéler l’identité de celle qui se moque ouvertement de ces messieurs et dames. La série a quant à elle choisi de la donner dès la première saison (qui correspond au premier des 9 livres de la saga) et je dois dire que j’ai été carrément surprise !

Petite note sur la VO

J’ai l’habitude de regarder les séries en anglais et il se trouve que dans La chronique de Bridgerton l’un des personnages, Madame Delacroix (la modiste) est française. Si vous voulez rire, je vous conseille d’écouter ses passages en VO parce que on est très loin de notre chère langue de Molière ! Plus sérieusement, sans les sous-titres je n’aurais jamais compris la teneur de son échange en français avec Marina et je trouve ça un peu dommage…

La scène problématique

ATTENTION : ce paragraphe contient des spoilers sur la série !

Lorsque Simon refuse d’épouser Daphné, il lui révèle que c’est parce qu’il ne peut pas avoir d’enfant et qu’il sait qu’être mère est son plus grand désir. Bref, ils se marient quand même et Daphné découvre avec joie les plaisirs du mariage, surtout les plaisirs charnels.

A ce stade, si vous avez regardé les scènes de sexe en entier (rien de bien choquant mais j’avoue avoir tendance pour ma part à les sauter comme elles n’apportent pas grand-chose à l’histoire), vous avez dû constater que le duc se retire à chaque fois. Effectivement, ce n’est pas qu’il ne peut pas avoir d’enfant mais plutôt qu’il a juré à son père, sur son lit de mort, de ne jamais en avoir.

Daphné n’étant pas complètement cruche, elle finit par comprendre qu’il y a un truc qui cloche et demande à Rose, sa domestique, comment exactement on conçoit un enfant. Comprenant que le duc l’a dupée, elle le chevauche pendant leurs ébats du soir afin de le forcer à concevoir un enfant avec elle.

Ce qui n’est ni plus ni moins qu’un viol. Ce n’est pas tant le fait qu’il y ait une scène de viol qui soit problématique (c’est tout de même une scène clé du récit, aussi présente dans le roman) mais plutôt le manque de prévention autour. Jamais la scène n’est qualifiée comme telle et elle est peu souvent abordée dans les avis que j’ai pu lire, donc je pense que ça méritait d’être dit.

En conclusion

Une série sympathique qui se laisse très bien regarder et à l’esthétique réussie, même si elle n’a rien d’historique. Je regarderai avec plaisir la saison 2 à sa sortie !

Et si vous voulez un petit aperçu de ce qu’il risque de se passer dans la saison 2, il suffit de lire ma chronique du deuxième tome des romans qui l’ont inspirée !

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