Le faiseur de rêves : un roman envoûtant
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Le faiseur de rêves : un roman envoûtant

Hello ! Aujourd’hui on se retrouve pour parler de quelques 664 pages de merveilles et de métaphores, un roman qui vous fera rêver tel que c’est même vendu dans son titre : Le faiseur de rêves de Laini Taylor.

N’ayant pas lu la version anglaise, je ne peux pas juger de la qualité de la traduction mais je peux tout de même affirmer qu’au vu du niveau de langage de ce livre, elle a probablement été difficile. En tout cas les mots coulent bien pour donner un style compliqué mais très agréable à lire !

Le faiseur de rêves est une escapade onirique dans un monde aussi fabuleux qu’horrifiant qui ravira les amateurs de belles figures de style, ce qui en fait cependant un livre à lire avec pas mal de concentration pour ne pas passer à côté de l’essentiel.

C’est le rêve qui choisit le rêveur, et non l’inverse…

Laini Taylor, le faiseur de rêves

Résumé :

Il est une ville, au centre du désert, où nul n’a le droit de se rendre sous peine de mort. De ses entrailles sortaient autrefois d’interminables caravanes chargées de trésors mais, depuis deux cents ans, la cité est coupée du reste du monde… Pire encore, un soir d’hiver, le nom de ce lieu de légende s’évanouit en un clin d’œil de la mémoire de tous – Lazlo Lestrange, orphelin de cinq ans à peine, ne fait pas exception à la règle. Frappé au cœur, le petit garçon restera irrémédiablement fasciné par cette énigme.

Quinze ans plus tard, il travaille dans la plus grande bibliothèque du monde, à Zosma, en rêvant de fabuleuses découvertes quand, de la Cité oubliée, émerge tout à coup une curieuse expédition venue recruter les meilleurs scientifiques du continent. Pourquoi diable s’obstiner à réunir ces esprits éminents ? Mystère… Et pourquoi Lazlo voit-il donc ses songes se peupler de visions étranges – à commencer par une déesse à la peau bleue pourtant assassinée, des années plus tôt, par les habitants de la ville interdite ? Qui est-elle vraiment ? Comment le jeune homme, qui ignore tout de sa légende, peut-il bien la voir en rêve ?

La couverture

Pour ce premier tome les éditions Lumen ont choisi de conserver la couverture VO et je dois dire que je l’adore. Les dorures et le motif sont juste magnifiques et cette couleur bleue, je l’adore ! Bref, ne jamais juger un livre à sa couverture n’empêche pas d’apprécier cette dernière, d’autant plus quand le contenu est à la hauteur.

Mystique et mythologique

Le faiseur de rêves nous plonge dans un univers fabuleux avec de beaux contes, quoique parfois glauques ou horribles. En mêlant adroitement culture populaire, mythologie et sa propre imagination, Laini Taylor nous propose son propre mythe avec ses dieux, leurs pouvoirs parfois invraisemblables et leur histoire aussi fascinante que terrifiante.

Le faiseur de rêves (Laini Taylor)

L’une des déesses porte ainsi le nom de Léthée et manipule les souvenirs (clin d’œil au fleuve de Léthé dans la mythologie grecque qui efface la mémoire de ceux qui boivent son eau). Des religions modernes, on retrouve les anges (séraphins) et les démons. Un mélange étrange et fabuleux qui donne un conte original.

Découvrez un autre roman mêlant mythologie et imagination : La Passe-miroir

Des personnages intrigants

Le faiseur de rêves : Lazlo et Sarai

Artiste : @taratjah

Durant tout le livre, l’histoire se passe du point de vue de Lazlo et de celui de Sarai. Loin de nous freiner dans notre lecture où de susciter l’impatience et l’envie de sauter l’un des deux points de vue, on profite de l’esprit si différent des deux personnages principaux de de leur savoir, nous permettant de découvrir par chacun une partie des éléments de l’histoire qu’il suffit ensuite d’emboîter comme un puzzle.

Le seul léger bémol du faiseur de rêves est sa prévisibilité. Parce que Laini Taylor nous donne les clés pour deviner j’ai vite eu une idée de ce que serait la fin, ainsi que de la véritable identité de Lazlo et si tout ne nous est pas révélé dans ce tome, je pense connaître certaines réponses qui seront apportées par le second.

Heureusement si certaines surprises n’en sont pas réellement, ça ne retire rien à la beauté et la complexité de l’écriture de Laini Taylor qui nous décrit à renfort de belles métaphores les évènements qu’on attendait.

En plus des personnages principaux, d’autres méritent d’être évoqués comme Néro et son égocentrisme, son obsession à entrer dans les mémoires ou encore la mystérieuse et glaçante Minya, autant de personnages qui contribuent à rendre ce récit addicitf.

Des paysages fabuleux

La bibliothèque de Zosma, la Citadelle et surtout Désolation telle qu’elle est vue par Lazlo : voilà autant de paysages qu’on ne se lasse pas d’explorer dans ce roman. Les descriptions riches et précises nous permettent d’imagnier préciséement les décors de contes de fées crées par l’auteure

L’adoration et l’horreur

« Azareen devait mener le groupe, le dos droit, le regard rivé devant elle. Ainsi personne ne soupçonnerait l’expression de son visage. La solitude. Le deuil vif. La confusion.

C’était à cause de lui. Encore et toujours.

Si seulement elle renonçait à lui, il pourrait cesser de la détruire. Il ne redeviendrait jamais ce qu’elle espérait, l’individu qu’il était autrefois.

Avant d’être un héros. Et même un homme.

Avant de devenir l’amant de la déesse du désespoir.

Si seulement Azareen acceptait de renoncer à lui…

Chaque jour qu’elle passait à attendre l’ancien Eril-Fane, il portait le fardeau de sa solitude en plus du sien. »

Laini Taylor, le faiseur de rêves

Comme le rappelle l’un des personnages du faiseur de rêves, un bon conte contient à la fois des fées et des monstres. Laini Taylor mélange avec brio le fabuleux et l’horreur jusqu’à obtenir un roman beau mais triste.

L’histoire d’Azareen et Eril-Fane m’a vraiment touchée et j’ai hâte de connaitre son dénouement. A la fois triste, horrible et belle, elle est à l’image du récit entier. Si beaucoup de questions reste en suspens à la fin de ce premier tome, il nous en aura aussi appris beaucoup sur les Mésarthim et ceux-ci sont définitivement sans pitié ni remords.

Le quotidien des rejetons des dieux ainsi que leurs sentiments envers leurs parents, du côté humain comme du côté Mésarthim, est un des véritables enjeux du roman que je trouve particulièrement bien traité. Une belle leçon d’acceptation et de compassion à découvrir.

Le faiseur de rêves : Sarai

Artiste : Mélanie Bourgeois

En conclusion

Il y aurait encore beaucoup de choses à dire sur le Faiseur de rêves mais le mieux est de le découvrir en le lisant, ce serait dommage de vous gâcher l’histoire. En tout cas si vous cherchez un beau récit bien écrit qui vous fera rêver, il s’agit du roman idéal ! Je vous recommande sans hésiter ce coup de cœur.

Vous avez lu ce livre ? Qu’en avez-vous pensé ?

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