Engrenages et Sortilèges : la recette idéale du roman steampunk
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Engrenages et Sortilèges : la recette idéale du roman steampunk

Merci aux éditions Rageot pour l’envoi de ce roman.

Au programme dans cet article, de la magie, de la mécanique et du mystère puisque je vous présente le roman one-shot Engrenages et Sortilèges de Adrien Tomas  sorti mercredi aux éditions Rageot.

Tout d’abord le résumé :

« Grise et Cyrus sont élèves à la prestigieuse Académie des Sciences Occultes et Mécaniques de Celumbre. Une nuit, l’apprentie mécanicienne et le jeune mage échappent de justesse à un enlèvement. Alors qu’ils se détestent, ils doivent fuir ensemble et chercher refuge dans les Rets, sinistre quartier aux mains des voleurs et des assassins. S’ils veulent survivre, les deux adolescents n’ont d’autre choix que de faire alliance… »

Ce livre est un coup de cœur. Pas un très très gros coup de cœur du type « préféré de tous les temps » mais un coup de cœur du type « jolie découverte à partager ». J’ai vraiment apprécié ce livre, c’est fluide, bien écrit et entraînant. Qu’il y a-t-il dedans de si fantastique ?

Une dose d’univers étrange

On le comprend en lisant le résumé : Adrien Thomas nous offre une plongée dans un autre monde. Celui-ci est bien amené et loin d’être aussi complexe qu’on peut le penser. Le fonctionnement politique est clair, on comprend et on imagine facilement les automates et la magie.

La situation géopolitique est très importante pour l’histoire. Elle est clairement expliquée, sans être pour autant répétée et on se laisse doucement guider vers le dénouement.

Si le livre est un one-shot, l’auteur a laissé entendre que d’autres livres autour de son univers simple mais intriguant pourraient être à venir.

Une louche politique

Le dosage est parfait et logique. L’auteur choisit deux personnages principaux âgés de 15 ans, intelligents et issus d’une classe sociale favorisée. Leur découverte de la misère est donc percutante et bien mise en place. Dans ce livre, on parle avec habilité des problèmes d’inégalités sociales, de leur source et d’essayer de les résoudre. Les réactions des personnages collent avec leurs personnalités, il n’y absolument aucun faux pas contrairement à beaucoup de romans impliquant des héros aussi jeunes.

La connaissance de la politique étrangère de Grise et Cyrus est peu développée mais suffit au bon déroulement de l’intrigue et sert aussi de prétexte pour expliquer la situation au lecteur. Donc une réflexion bien amenée et intéressante.

Un sachet de mauvaises fréquentations

Vous le savez avec Six of Crows, j’ai un faible pour les bandits issus de quartiers mal famés. Les Rets m’ont donc immédiatement tapé dans l’œil et l’Arachnide, Kaz Brekker locale, m’a tout de suite fascinée.

Le passage des quartiers pauvres aux quartiers riches et inversement sont vraiment intéressants et on adore fréquenter les malfrats des Rets.

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Une bonne cuillère de mécanique

C’est dans le titre, on parle d’engrenages et de mécaniques dans ce livre. Un univers proche du style steampunk sans être lourd. On rencontre de chouettes automates comme Cog, notre fournisseur de sages proverbes ou Gustave, affranchi et révolutionnaire.

Je ne peux pas vous parler de mécanique sans vous vanter Grise, notre jeune héroïne mécanicienne. Intelligente, un brin méprisante par moment, attendrissante parfois. J’ai tout de suite adoré sa relation avec son père et même si on peut avoir envie de lui donner des claques pour sa naïveté (sisi, ça vous arrivera promis), on lui pardonne toujours.

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Une autre de magie

A l’opposé de la mécanique, considérée par les mécaniciens comme obsolète, on a la magie. Une magie à base de sortilèges et d’énergie qui apporte cette petite dimension fantastique à l’histoire.

Comme j’ai parlé de Grise pour la mécanique, je ne peux pas évoquer la magie sans Cyrus. Ce qui est génial, c’est que comme on alterne leurs points de vue on les voit chacun à travers leur regard et celui de l’autre. Si le regard de Girse sur elle-même ne diffère pas beaucoup de la vision que Cyrus a d’elle, la façon dont il se voit n’est pas du tout la façon dont elle le voit.

On a donc un Cyrus tantôt angoissé par ses difficultés en magie élémentaire et en froid avec sa mère, tantôt un Cyrus arrogant, méprisant et même méchant.

Les magiciens du monde d’Engrenages et sortilèges ont besoin d’un matériau pour pratiquer la magie : l’arcanium. Une sorte de cristal naturel source de leur pouvoir. Pour mieux pratiquer la magie, les ésothériciens s’accompagnent d’un familier : un animal avec de l’arcanium dans le sang qui leur sert de réserve d’énergie portative. Dans la transformation, ces animaux appelés « familiers » acquièrent l’usage de la parole. Je vous promets que vous ne pourrez qu’adorer Quint, le chat de Cyrus.

« – Mon maître veut simplement dire qu’il est désolé de ses capacités diplomatiques dignes d’un char d’assaut enflammé dévalant une pente, ronronna Quint, toujours affalé sur les genoux de Grise. »

Adrien Thomas, Engrenages et Sortilèges

Ces familiers m’ont beaucoup rappelé ceux de Tara Duncan, le principe étant sensiblement le même.

Une pincée d’humour

Le plus souvent incarnée par Quint, mais aussi de temps en temps par nos deux héros. L’ironie et le sarcasme sont au rendez-vous et on rit beaucoup.

« – La nécromancie, ça, euh… Enfin, ça ne t’a pas trop… changé ?

– Ah si, complètement. Je voue mon existence aux ténèbres et me repais du sang des innocents, maintenant. D’ailleurs j’en voudrais bien pour relever un peu mon thé, tu peux me passer un couteau et te pencher en avant ? »

Adrien Thomas, Engrenages et Sortilèges

Une petite touche de graphisme

La couverture de ce livre est vraiment trop belle. Argument superficiel mais que celui qui n’a jamais craqué pour une couverture jette la première pierre. On est amoureux de ce graphisme simple et évocateur !

Convaincu(e) ? Vous avez lu ce livre ? Qu’en avez-vous pensé ?

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Engrenages et Sortilèges : la recette idéale du roman Steampunk

One Comment

  • Angelilie

    J’aime beaucoup ton blog. Un plaisir de venir flâner sur tes pages. une belle découverte, un enchantement. Très intéressant. Je reviendrai m’y poser. N’hésite pas à visiter mon univers. A bientôt.

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