Wilder girls de Rory Powell
Par titre

Wilder girls de Rory Power

Merci à la Collection R pour l’envoi de ce roman.

Hello ! Aujourd’hui je vous parle d’un roman qui a fait beaucoup de bruit aux Etats-Unis et que j’ai pu lire dès sa sortie en français : Wilder girls de Rory Power.

Pour commencer un petit warning : il s’agit d’un thriller (genre que je chronique peu ici car j’en lis peu, ayant tendance à flipper et mal dormir quand je lis ce type de roman). Je ne l’ai pas trouvé très gore mais c’est tout de même du Young Adult réservé à un public averti, avec quelques passages sanglant et une maladie angoissante et bien décrite. Pour reprendre les avertissements de l’auteur sur son site, ce roman contient :

  • Des violences physiques
  • Morts de personnages et d’animaux, suicide
  • Une scène comprenant l’usage de gaz
  • Des scènes sur des traitements médicaux sans le consentement des personnages

Bref, vous l’aurez compris, ce n’est pas vraiment le pays des Bisounours.

Maintenant passons à l’essentiel : la chronique du roman ! J’ai bien aimé, mais sans plus (principalement à cause du genre qui n’est définitivement pas pour moi) mais il fera sans aucun doute le bonheur des amateurs de thrillers et de huis clos bien menés !

Le résumé

Dix-huit mois se sont écoulés depuis que l’île Raxter, siège d’un pensionnat pour jeunes filles, a été mise en quarantaine : un virus appelé Tox a d’abord touché les enseignants, les tuant un à un, avant de contaminer les élèves, occasionnant d’étranges mutations.

Leur seul contact avec l’extérieur provient des vivres régulièrement livrés par l’armée. Autrement, les filles ont interdiction de s’aventurer au-delà de la clôture de l’école, où le Tox sévit. Hetty, une des pensionnaires, est persuadée que les autorités sont en train de chercher un remède et que le cauchemar va bientôt prendre fin.

Or, lorsqu’elle est chargée d’aller récolter la nourriture et que sa meilleure amie Byatt disparaît, Hetty se rend compte qu’elle est loin de connaître la vérité… Elle fera tout pour retrouver Byatt, même si elle doit briser la quarantaine et braver les horreurs qui peuplent la forêt.

~ Retour sur cette lecture ~

Les liens entre personnages

Fan art par Nicoledelart

Wilder girls est un roman très travaillé par plein d’aspects et l’un d’entre eux est la construction des relations entre les personnages du roman. L’histoire commence bien après l’arrivée de la Tox à Raxter et les filles sont depuis longtemps passées en mode survie. On sent combien les épreuves qu’elles ont traversé ont tissé des liens forts entre elles, et on voit de nouveaux liens se créer au fur et à mesure du récit.

A travers les souvenirs d’Hetty et Byatt d’avant la Tox, ainsi que leurs récits, on peut comprendre peu à peu la dynamique sociale du pensionnat et appréhender la situation. La relation entre Hetty, Byatt et Reese est touchante, sans compter que l’auteure ne s’étale pas sur l’aspect LGBT du roman qui s’intègre tout simplement à l’histoire, sans trop en faire.

Vous l’aurez compris, les personnages sont un point fort de ce Wilder girls. Et ce n’est pas le seul…

Le huis clos

En quarantaine sur l’île de Raxter, sans contacts extérieurs et coincées au pensionnat, les héroïnes sont coincées dans un huis clos qui devient vite angoissant. Les masques tombent peu à peu dans leur entourage et sortir dans la forêt est aussi dangereux que de rester au pensionnat. Bref, les bonnes bases d’un roman d’horreur qui vous empêcher de dormir tant que vous n’aurez pas le fin mot de l’histoire.

Un contexte travaillé

L’élaboration même du virus de la Tox est assez impressionnant sur le plan de l’écriture. Aucune contradiction dans la construction de cette maladie et même si au début tout semble étrangement dû au hasard, la fin avec l’explication des origines du virus répond à tout de façon presque convaincante (presque hein, ça reste médicalement compliqué…).

Les filles de Raxter sont toutes victimes d’une mutation différente comme on l’apprend dès les premières pages du roman, dont certaines sont particulièrement inventives. Mais le plus intéressant, c’est qu’elles ne sont pas les seules. Les arbres, les fleurs, la faune locale : tout semble touché par la mystérieuse maladie. Petit à petit, Rory Power nous amène à la découverte des origines de la Tox et des horreurs qu’elle a pu engendrer sur l’île…

Entre la maladie et le complot social qu’on découvre très tôt dans l’intrigue, le cadre de Wilder girls est posé et l’histoire peut se dérouler, glacante.

Fan art par Fujixia

Une fin ouverte

Point noir pour moi de Wilder girls : la fin (très) ouverte. Si on résout le mystère de la Tox, on laisse aussi les héroïnes dans une situation difficile, et on sent bien qu’il ne s’agit pas du teasing d’un second tome mais bien de la conclusion que l’auteure a voulu offrir à son récit. Pour ma part j’aurais aimé quelque chose de plus tranché…

La couverture

Petite parenthèse absolument superficielle mais on est d’accord qu’il est plus probable que cette couverture soit dans le top 3 des plus belles couvertures 2020 ? Parce que, je veux dire, cette illustration est juste sublime !

En conclusion

Un thriller angoissant qui plaira aux amateurs du genre, et qui est à éviter pour les autres. Avec un huis clos et une intrigue aussi soignée que bien menée, Rory Power livre le nouveau roman qui hantera vos cauchemars…

Avez-vous lu ce roman ? Qu’en avez-vous pensé ?

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