Un été d’orgueil et de préjugés d’Angourie Rice et Kate Rice
chroniques

Un été d’orgueil et de préjugés d’Angourie Rice et Kate Rice

Merci aux éditions Hachette Romans pour l’envoi de ce roman.

Hello ! Aujourd’hui on se retrouve pour la chronique d’une réécriture d’Orgueil et préjugés à la sauce romance d’été sur la côte californienne : Un été d’orgueil et de préjugés d’Angourie Rice et Kate Rice.

Le roman avait l’air d’une romance d’été sans prise de tête reprenant les éléments principaux de l’œuvre de Jane Austen, donc parfait pour une lecture de bord de piscine ! Malheureusement, entre les personnages absolument clichés, les actions parfois incohérentes et le mode de narration très distant, je suis tout à fait passée à côté de cette réécriture. Le fait que je connaisse bien l’œuvre d’origine n’a pas dû aider (Un été d’orgueil et de préjugés n’en est que plus prévisible) et c’est donc à coup de lever-d’yeux-au-ciel et de olala-pitié-que-c’est-cliché que j’ai difficilement terminé ma lecture.

Comme toujours en cas de chronique franchement mitigée, je vous encourage évidemment à vous faire votre propre avis !

Le résumé

Lily est ravie de passer son été avec ses proches sur la splendide plage de Pippi Beach, en Australie. Mais son rêve de longues journées ensoleillées à se prélasser est vite interrompu par l’arrivée de la star hollywoodienne Dorian Khan et de ses amis extravertis. Loin d’être impressionnée par les célébrités, Lily ne voit en Dorian que son orgueil, son arrogance et sa suffisance. Pourtant, rencontre après rencontre, Lily découvre une nouvelle facette du garçon qu’elle avait au départ sévèrement jugé. Ses préjugés l’auraient-elle aveuglée ?

~ Retour sur cette lecture ~

Le côté réécriture

Le souci d’une réécriture, c’est qu’on connaît déjà le déroulé global de l’histoire, il est donc important de créer une rupture qui ajoute quelque chose pour tenir le lecteur. Or, là, je cherche toujours. On tient davantage d’une transposition moderne du récit que d’une véritable réécriture.

Si j’ai aimé quelques idées comme le fait que l’héroïne est la fille d’une Lydia moderne, et puisse compter sur ses tantes Jane, Elizabeth, Kitty et Mary (quoique, peut-être pas Mary) ou la dynamique familiale, je suis globalement déçue.

Le roman suit précisément la trame d’orgueil et préjugés (plus celle du film de 2005 que du roman d’ailleurs). Je trouve également que la narration à la troisième personne telle qu’effectuée crée une immense distance avec les personnages. Parfois elle a ce côté légèrement désuet qui détonne avec l’univers et le langage beaucoup plus moderne de la réécriture. Et cerise sur le gâteau, bien qu’essayant de reprendre un peu du style du roman d’origine, Un été d’orgueil et de préjugés manque terriblement du sarcasme subtil d’Orgueil et préjugés.

Vous l’aurez compris, en tant que réécriture, Un été d’orgueil et de préjugés est pour moi un flop. Mais laissons sa chance au roman en tant que tel…

L’histoire de Lily et Dylan

Dans le positif, j’ai aimé le fait que le roman se penche sur la toxicité de la mère de Lily, son irresponsabilité. Le twist autour d’Alex est bienvenu, apportant un peu de fraicheur dans le récit. Bien que le comportement de Lily envers sa mère soit parfois incohérent (elle la trouve sans gêne, puis s’offusque quand Dylan le fait remarquer, puis la trouve de nouveau sans gêne, on blâmera la dissonance cognitive), c’est le thème du récit que je crois avoir le plus apprécié.

En revanche, j’ai eu plus de mal avec le côté absolument cliché du roman. Par moments, on se rapproche de facilités narratives (l’argent qui résout tout, la façon dont sont racontés Stacy et Wilson, le fait que Lily semble toujours au bon endroit au bon moment). De même, la pauvreté de l’héroïne devient exagérée, on creuse l’écart avec le héros pour qu’il soit encore plus glamour, désirable, impressionnant (rayer mention inutile) en comparaison. Evidemment, je me doutais qu’il y en aurait au vu du résumé mais c’était un peu too much à mon goût.

De même, il y a quelques sous-thèmes qui auraient pu être intéressants (Lily qui se demande ce qu’elle veut faire de sa vie, le côté destructeur d’un tournage pour certains lieux) mais qui sont survolés, a peine traités comme des ressorts narratifs pour remplir un peu les pages entre les transpositions de scènes dans le contexte moderne. Quant à certains personnages secondaires (Nicola, Rosie, Juliet), ils n’ont aucune personnalité ou aspiration claire et semblent juste être là pour reprendre un rôle de la version d’origine. Finalement, en dehors de Lily, Lydia et Dylan, personne ne semble avoir été un minimum développé.

En conclusion

Un été d’orgueil et de préjugés n’a pas su m’emporter, et je suis passée à côté de cette réécriture estivale. Il pourra éventuellement convenir à un public plus jeune (12+ ? Je dirais que l’écriture comme le contenu fait plus jeune que le 15+ officiel).

Vous avez lu ce livre ? Qu’en avez-vous pensé ?

Signature

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.