The kiss of the Nightingale d’Adi Denner
Merci au Book club Page Turner (éditions Milan) pour l’envoi de ce roman.
Hello ! Aujourd’hui on se retrouve pour la chronique d’un roman mêlant magie, suspens et bals : The kiss of the Nightingale d’Adi Denner.
Je dois dire que j’étais bien plus curieuse du résumé que de la couverture inspiration art déco (à laquelle j’avoue que je n’accroche pas). Au final, j’ai apprécié cette lecture, très fidèle à ce que le résumé laisse entendre, même si j’avoue que je l’aurais préférée un poil moins prévisible.
Si vous cherchez une histoire d’ascension sociale, de bals et de duperies, de magie, de chant et de mode alors The kiss of the Nightingale saura peut-être vous plaire !
Le résumé
1890, Lutèce. Dans ce Paris alternatif, les Talents, pierres précieuses qui confèrent des pouvoirs inégalés, déterminent tout. Les familles riches et nobles se les transmettent depuis des générations.
Cléodora rêvait d’hériter du Talent de son père pour la couture, mais la mort soudaine de ce dernier l’a laissée sans rien : sans magie, avec une boutique de modiste en faillite et une soeur cadette qui se meurt à petit feu, terrassée par la maladie.
Lorsque la séduisante Lady Dahlia offre à Cléodora un Talent de chanteuse, cela lui semble être son salut. Avec la richesse et la reconnaissance, Cléo a enfin les moyens de sauver sa soeur et de les sortir de la pauvreté. Mais il y a un hic : pour conserver ce Talent, elle doit voler un talent d’élite inestimable à la puissante famille Lenoir.
Transformée en la plus brillante diva de l’Opéra de Lutèce, Cléodora est entraînée dans un monde de galas scintillants et de secrets dangereux. Pourtant, le vicomte Lenoir, au charme exaspérant, n’est pas du tout comme elle l’imaginait, et ses sourires taquins la désarment, même si les murmures séducteurs de Dahlia résonnent encore à ses oreilles.
Tiraillée entre Dahlia, qui lui a tout donné, et le vicomte, qui détient le prix de sa liberté, Cléodora risque-t-elle de tout perdre ? Ou pourra-t-elle prouver que la magie n’est pas le seul don qui compte ?
~ Retour sur cette lecture ~
Le système des Talents
Si Cléodora se retrouve mise au ban de la société, c’est parce qu’elle n’a pas de Talent. Stockés dans des pierres précieuses, transmissibles en mélangeant le sang du prédécesseur et celui du nouveau propriétaire, les Talents peuvent faire de n’importe qui un modiste d’exception, un enseignants extraordinaire… ou une cantatrice à la voix d’or.
Je trouve la faille de ce système (et, par extension, l’une des morales du roman) un peu évidente même si Cléodora met un bon moment à s’en rendre compte. D’un autre côté, sa simplicité offre un beau terrain de jeu à l’autrice qui l’exploite de différentes façons, ce que j’ai apprécié !
Bi panic
Comme le sous-entend le résumé, Cléodora est rapidement prise entre deux mondes : Dahlia, l’arnaqueuse qui l’emploie, et le séduisant et hautain vicomte Lenoir, dont elle doit dérober le Talent. Ce triangle dure la majeure partie du roman (je préfère l’annonce pour celles et ceux qui ne sont pas fans de ce trope) et j’ai cru en l’hésitation de Cléodora ainsi qu’en ce que chacun des deux lui apportait, avec des relations très différentes.
Si j’ai rapidement su auquel des deux allait ma préférence dans le triangle amoureux (l’une des options étant sans contexte plus toxique que l’autre), je dois avouer que j’ai apprécié avoir un triangle amoureux de ce type, très bonne représentation de la bi panic !
Une question de romance, d’ambition et de morale
Même si elle se cache derrière la maladie de sa sœur, on comprend que la motivation première de Cléodora est l’ambition. Elle rêve de détenir un Talent, elle qui a été spoilée de celui qui lui revenait de droit. Et surtout, elle rêve d’être adulée pour son Talent. Alors quand Dahlia lui propose son marché, elle n’hésite pas longtemps et relégue rapidement ses scrupules au second plan.
Le manque de morale de Cléodora est à mes yeux l’un des éléments les plus intéressants de son personnage (même si par contre elle n’est pas toujours le couteau le plus aiguisé du tiroir). Elle est motivée par l’ambition et l’envie de plaire et l’assume la plupart du temps, loin du cliché de l’héroïne élue-malgré-elle.
En conclusion
Une lecture sympathique et rythmée dont j’ai plutôt apprécié la partie romance, mais dont la morale et le côté un peu prévisible l’empêchent d’être un coup de cœur. Je ne doute cependant pas que ce one shot séduira des lecteurices !
Sorcery and small magics de Maiga Doocy
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