The book of Ivy d’Amy Engel
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The book of Ivy d’Amy Engel

Hello ! Cette semaine j’ai enfin lu le premier tome d’une duologie dystopique dont j’entendais parler depuis des années : The Book of Ivy d’Amy Engel.

Ce roman, j’en ai entendu parler en très bien comme en très mal. Il est très bien classé dans les romans les plus appréciés sur Booknode et certaines bookstagrameuses le défendent passionnément, mais il a aussi eu des critiques très négatives.

Je l’ai donc entamé avec un peu d’appréhension, sans trop savoir à quoi m’attendre. Bilan ? Ce n’est pas le coup de cœur inconditionnel que certains promettent mais j’ai tout de même apprécié cette lecture qui a su me transporter.

Le résumé

Voilà cinquante ans qu’une guerre nucléaire a décimé la population mondiale. Un groupe de survivants d’une dizaine de milliers de personnes a fini par se former, et ce qui reste des États-Unis d’Amérique s’est choisi un président. Mais des deux familles qui se sont affrontées pour obtenir le pouvoir, la mienne a perdu. Aujourd’hui, les fils et les filles des adversaires d’autrefois sont contraints de s’épouser, chaque année, lors d’une cérémonie censée assurer l’unité du peuple.

J’ai seize ans cette année, et mon tour est venu.

Je m’appelle Ivy Westfall, et je n’ai qu’une seule et unique mission dans la vie : tuer le garçon qu’on me destine, Bishop, le fils du président. Depuis ma plus tendre enfance, je me prépare pour ce moment. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes. Les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. Le temps de la rébellion approche…

Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera.

~ Retour sur cette lecture ~

Les personnages

Si il y a une chose que je n’apprécie pas, ce sont bien les personnages plats ou ceux vides censés permettre au lecteur de se projeter dedans. Bingo. Ivy est très loin de m’avoir convaincue sur ce point, et je ne parle même pas de Bishop…

Reprenons un peu le pitch de The book of Ivy. On nous annonce que depuis toute petite, on prépare Ivy à tuer son promis. Bon, déjà dès le premier chapitre, le « depuis son enfance » se réduit brusquement à « depuis deux ans ». Cohérence vous dites ? Et ensuite, Ivy ne semble pas vraiment être une tueuse surentraînée. Elle ne sait rien du gars qu’elle doit assassiner (pas très bien préparé comme plan…), ne sait pas mentir et ne sait pas jouer la comédie. Elle est plate, vide, pas vraiment futée et si elle se met parfois à penser par elle-même, ce n’est clairement pas son personnage qui apporte du relief au récit.

Et Bishop… Il est beau, intelligent, fort, attentionné et amoureux. Il aide la veuve et l’orphelin, se bat uniquement pour des bonnes causes et dérouille les méchants. Il ne s’énerve jamais et (un truc de dingue !) ne considère pas les autres comme des êtres inférieurs. Il fait même la lessive (véridique !). Bref, il n’a aucun défaut et pas plus de relief que sa compagne.

Mais tu avais dit que tu avais apprécié cette lecture…

Oui, j’y viens ! Passons maintenant aux points positifs de ce roman !

Dans les personnages, malgré des héros tous vides il y a deux personnages de ce récit qui méritent d’être mentionnés : le père et la sœur d’Ivy. Manipulateurs, traitres, ils ont déjà plus de volume et surtout, vous allez adorer les détester !

Un monde dystopique cruel et inégal

Amy Engel ne fait peut-être pas des personnages au top, mais côté construction de l’univers on ne peut rien lui reprocher. Une société archaïques aux mœurs révoltants qui consistent à marier des ados de 16 histoire qu’ils pondent au plus vitre une tonne de bébés, avec un aspect patriarcal (les filles, ça reste à la maison faire à manger et s’occuper de la marmaille, les hommes vont travailler)… Horrible et bien fait.

On comprend bien que le père d’Ivy veuille en finir avec tout ça (même si on ne parle pas une seule seconde de ce qu’il mettrait à la place… dommage, ça aurait apporté quelque chose au récit !). En tout cas le cadre créé permet d’évoquer des sujets tels que le viol, les violences conjugales et le suicide. Le côté noir de The book of Ivy vient entièrement de son cadre, et de l’inquiétude de ce qui peut se passer à l’extérieur de la ville…

Dernière chose sur ce point : le récit se déroule au printemps et en été, et l’auteure parvient à nous faire sentir à travers ses mots la moiteur et la chaleur qui sont le quotidien des personnages, ce qui nous permet de mieux nous plonger dans l’histoire.

Une vision manichéenne qui devient nuancée

Au tout début du roman, l’équation est simple : Bishop et son père sont du côté des méchants, Ivy et sa famille du côté des gentils. Les gentils ont un plan pour se débarrasser des méchants. Facile à suivre, purement manichéen.

Puis Ivy se marie avec Bishop, emménage avec lui et de ce fait s’éloigne de l’influence et des manipulations de son père et de sa sœur. Elle commence alors à penser par elle-même, et réalise que le plan « tuer les méchants » implique de tuer et que ce n’est pas forcément une bonne façon de procéder.

Au-delà du côté un peu simpliste de cette explication, c’est toujours intéressant dans un roman de voir un héros se rendre compte de ses erreurs et de nuancer peu à peu son jugement, c’est donc un aspect du récit que j’ai vraiment apprécié !

Le p’tit bémol

Oui oui, j’avais dit les points positifs du roman… Mais juste une mini digression pour vous parler d’un point qui m’a faite grimacer. Si Ivy se rend peu à peu compte que tout n’est pas noir ou blanc, elle en oublie même de se révolter contre certaines choses… A partir du moment où elle tombe amoureuse de lui, elle en oublie ses récriminations (pourtant justifiées !) envers les mariages forcés, le patriarcat et les autres gros problèmes de sa société…

Un hate to love

J’avoue, j’adore ce genre d’histoires d’amour ! Celle d’Ivy et Bishop est mignonne (bien que parfois too much… action ou vérité, sérieusement ?). En tout cas j’ai passé un bon moment à suivre leur évolution et c’est quelque chose que j’espère fortement retrouver dans le second tome !

En conclusion

Un premier tome avec ses défauts et ses qualité qui s’il ne convainc pas totalement suffit amplement à donner envie de lire le second. Un univers bien construit et une intrigue qui se tient : à lire sans se prendre la tête.

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