Quand on dansait sur les toits de Tristan Koëgel
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Quand on dansait sur les toits de Tristan Koëgel

Merci aux éditions Didier Jeunesse pour l’envoi de ce roman.

Hello ! Aujourd’hui on se retrouve pour la chronique d’une romance contemporaine qui retrace l’histoire de ses héros depuis l’enfance : Quand on dansait sur les toits de Tristan Koëgel.

Je dois dire que j’ai eu peur au début de ma lecture, parce que l’écriture est très spéciale. A la deuxième personne du singulier, Pablo s’adresse à Jacinthe et Mayssane s’adresse à Pablo, et c’est toujours étrange un roman où le héros dit « tu ». Et puis les premier chapitres ne m’ont pas franchement émue, on était directement dans le drame sans même connaître Pablo et Mayssane.

Et puis, sans m’en rendre compte, alors qu’à travers leurs points de vue alternés je découvrais des morceaux de leur histoire, je me suis attachée à eux. J’ai adoré le combat de ces gamins contre les « bestioles », l’amour fou et évident de Mayssane et Pablo, et les larmes que m’a tiré la fin. C’était fort, émouvant et un peu surprenant, aussi. Si vous aimez les romans style Nos étoiles contraires, je suis certaine que celui-ci vous plaira !

Le résumé

Pablo et Mayssane sont voisins, et depuis tout petits inséparables. Gamins, ils s’imaginaient pirates navigants jusque dans les étoiles, amis pour toute la vie. Lorsqu’elle a eu 11 ans, Mayssane est tombée malade et Pablo a déployé toute son énergie pour lui faire garder le sourire. Et ça a marché ! Alors, quand des années plus tard Mayssane tombe malade une deuxième fois, Pablo pense user de la même méthode. Mais l’amour a fait place à l’amitié, l’innocence les a quittés et le jeu n’est plus celui de leur enfance…

~ Retour sur cette lecture ~

L’enfance de Pablo et Mayssane

Pablo et Mayssane, les héros de Quand on dansait sur les toits, ont toujours été Pablo-et-Mayssane. Ils habitent l’un à côté de l’autre, leurs parents sont amis et une anecdote commune veut que ce soit Mayssane qui ait poussé Pablo à faire ses premiers pas. Par petits morceaux, on découvre leur vie commune depuis bébés jusqu’au lycée, en passant par cette période très particulière où Mayssane avait pour la première fois été malade (mais je reviens là-dessus juste après, promis !).

Ces anecdotes, comme celle des premiers pas de Pablo, sont diablement efficace car elles permettent à l’auteur de donner du volume aux personnages et à notre pauvre petit cœur de lecteur.ice de s’attacher, tout en sachant qu’on va le regretter (je vous le dis, le drame est annoncé dès le début !).

Le combat contre les bestioles

« J’ai comme des petites bêtes à l’intérieur de moi qui me dévorent. »

Tristan Koëgel, Quand on dansait sur les toits

C’est ainsi que Mayssane décrit son cancer à Pablo lorsqu’il est diagnostiqué pour la première fois, alors qu’ils ne sont que pré-ados. Et Pablo veut l’aider. Commence alors une croisade contre les bestioles dans laquelle Mayssane est capitaine et Pablo son fidèle second, accompagné de tous leurs amis. Une bande de pirates qui sont là pour faire rire la malade et l’aider à vaincre ces bestioles une bonne fois pour toute !

J’ai aimé cette vision innocente de la maladie, cette bienveillance entre les enfants et la façon dont ils soutiennent Mayssane. Ils essaient à leur façon de l’aider à guérir et les passages décrivant cette période sont étonnamment à la fois tristes et joyeux. Tristes pour Mayssane qui vit tout de même quelque chose de difficile, et joyeux parce qu’on sait déjà que cette fois-ci elle va s’en sortir, et pour l’humour de la petite bande.

La folie et la danse sur les toits

Après avoir vaincu les bestioles une première fois, Pablo et Mayssane sont de retour comme jamais. L’amour a remplacé l’amitié et leur complicité crève les yeux. Ils rêvent haut et fort, se baladent sur les toits (ce qui donne le nom très poétique du roman) et vivent de petites aventures au quotidien, des folies rien qu’à eux.

On adore leurs étonnantes idées au lycée, les amis qui sont restés depuis l’enfance. Et puis soudain, les bestioles reviennent…

Le retour des bestioles

« Les lames me sont montées aux yeux, j’ai marmoné :

– Il n’y a plus de bestioles…

– Hein ?

Et j’ai craqué. J’ai rugi comme un fauve.

– Il n’y a pas de bestioles, Pablo ! J’ai un cancer ! »

Tristan Koëgel, Quand on dansait sur les toits

La deuxième fois a quelque chose de violent. Là où la première était triste et joyeuse, la seconde est angoissante et pesante. Pablo et Mayssane font des erreurs, se pardonnent dans les larmes et on sait que cette fois l’issue sera différente… La maladie pèse également plus à Mayssane : enfiler un bandana et jouer la capitaine des pirates ne suffira pas cette fois-ci… Larmes et émotions garanties dans cette dernière partie du roman à fleur de peau.

En conclusion

Une romance contemporaine qui tient ses promesses en termes d’émotions ! Malgré une narration déstabilisante et un début en demi-teinte, on s’attache vite aux héros et on adore découvrir l’histoire de Pablo et Mayssane.

Vous avez lu ce livre ? Qu’en avez-vous pensé ?

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