Pétales de papier de Iria G. Parente et Selene M. Pascual
Merci aux éditions Hachette Romans pour l’envoi de ce roman.
Hello ! Aujourd’hui on se retrouve pour la chronique d’un roman qui emprunte aux isekai : Pétales de papier de Iria G. Parente et Selene M. Pascual.
Je vais être honnête tout de suite, ça ne l’a pas fait du tout pour moi. Si le roman a quelques bonnes idées, la narration se perd en tentant d’être originale, il y a de nombreux clichés et la plume manquait de travail à mon goût. Bref, on est sur une bonne déception comme je n’en avais pas eu depuis un moment !
Comme toujours en cas d’avis négatif, si le roman vous tente je vous invite évidemment à vous forger votre propre opinion !
Le résumé
Dani est une libraire ordinaire. Du moins, jusqu’à ce qu’un de ses livres l’aspire vers Albion. Derrière des sourires de façade et des bals nocturnes, la reine Victoria dirige ce royaume d’une main de fer. Un royaume où les visiteurs comme Dani ne sont pas les bienvenus. Marcus, héritier de l’illustre famille Abberlain, est le seul à pouvoir renvoyer Dani chez elle grâce à sa magie. Pourtant, lorsque leurs histoires s’entremêlent, Dani et Marcus sont persuadés que le destin ne les a pas réunis par hasard dans cet univers d’encre et de papier. L’amour pourrait-il défier l’histoire qui leur est promise ?
~ Retour sur cette lecture ~
La narration à la deuxième personne
En temps normal je n’ai rien contre une narration originale, j’ai même tendance à le valoriser. Dans le cas de Pétales de papier cependant, le tutoiement du narrateur se mêle à des ratés et donne parfois des incohérences. Entre les changements de temps impromptus, les dialogues où on ne sait plus qui parle et le fait que les narrateurs s’expriment de la même façon alors qu’on attendrait des voix plus différentes, la lecture n’a pas été fluide pour ma part.
Exemple avec une petite citation :
« J’ai regardé le volume que j’avais entre les mains, celui que nous avions utilisé a veille pour renvoyer la Visitante. Quelques heures plus tôt, sa couverture était encore chaude, pleine de magie, entourée de ce halo d’énergie qui persiste parfois quand on ouvre un portail vers un autre monde. Désormais, ce n’était plus qu’un vulgaire objet.
– J’irai seul. J’ai besoin que tu restes.
Yinn sourit, la tête inclinée sur le côté.
– Je ne la quitterai pas des yeux. »
Ici typiquement le narrateur raconte au passé l’histoire et le « sourit » m’a déconcertée, j’aurais attendu un « a souri ». Je ne sais pas si ces petits grains de sable viennent du roman en VO où se sont glissés là à la traduction, mais ils m’ont très efficacement sortie de ma lecture avec une bonne régularité.
Il y a aussi le fait que Dani et Marcus ne semblent pas s’adresser à la même personne (Dani dit « tu » sans qu’on comprenne au début que l’histoire est destinée à elle-même là où le « tu » de Marcus désigne clairement Dani, dès le début). C’est très déstabilisant et j’aurais aimé que le « premier souvenir » soit plus clair à ce sujet.
Et dernier point avec ce sujet sur lequel j’ai eu du mal : Marcus et Dani passent leur temps à nous parler de ce dont ils vont nous parler plus tard. Un peu de teasing, pourquoi pas, mais par moments j’avais l’impression que le roman entier était une bande annonce pour les 100 dernières pages à base de « et là, j’ai fait une erreur, mais je ne savais pas encore »…
L’intrigue
Je suis assez récemment tombée dans les Isekai grâce aux copines de mon bookclub donc je n’ai pas été déstabilisée par la base de l’histoire, et les autrices parviennent à la rendre originale. Le fait que des personnages vont et viennent depuis d’autres histoires, le monde de Marcus servant de nœud, est intéressant ! J’ai également aimé le côté sombre de l’exploitation des Visitants et le mystère autour de la reine.
En revanche, concernant la romance, j’ai eu du mal à croire à l’alchimie entre les personnages. Que Dani s’attache à Marcus, je l’entends, mais de son côté il semble irrationnellement passer du mépris à la confiance.
Côté rebondissements, j’en ai vu venir certains de trop loin pour les apprécier (notamment concernant Lia et Seren) et j’aurais aimé être un peu moins surprise, ainsi que voir des méchants plus intelligents et moins manichéens.
En conclusion
Malgré un joli objet livre aux dorures et aux quelques illustrations intérieures, Pétales de papier ne m’a pas séduite. La narration bancale et l’intrigue très convenue malgré le potentiel de l’univers font que je suis malheureusement passée à côté de ce roman.
Vous avez lu ce livre ? Qu’en avez-vous pensé ?
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