Clean de Juno Dawson
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Clean de Juno Dawson

Merci à Hachette Romans pour l’envoi de ce roman.

Hello ! Aujourd’hui on se retrouve pour la chronique d’un roman sur la drogue qui n’est autre que Clean de Juno Dawson.

L’année dernière, j’avais découvert cette auteure à travers Toutes les vies de Margot qui avait été un coup de cœur donc il n’est pas surprenant que lorsque j’en ai eu l’occasion, j’ai lu un autre de ses romans.

Cependant, j’avoue que Clean m’a laissée bien plus mitigée. J’ai identifié trois raisons à cela. La toute première, c’est que je pense que je n’étais pas vraiment dans le bon mood pour cette lecture. C’est dommage, et si jamais je décide de lui donner une seconde chance à travers une relecture j’éditerai cet avis au passage !

La seconde, c’est que je n’ai pas supporté Lexi (l’héroïne du roman) et ce de toute ma lecture. J’ai vraiment eu du mal avec le personnage, sa psychologie et sa façon d’être ce qui est évidemment totalement subjectif.

Et enfin la troisième, qui me pose un peu plus problème car elle est nettement moins subjective, c’est quelques phrases dans le roman qui m’ont faite bugguer et sur lesquelles je reviendrais dans la suite de cette chronique !

Je rappelle que ce qui suit n’est que mon avis et que vous avez tout à fait le droit d’avoir adoré ce roman ! Chacun ses goûts, et si vous ne l’avez pas lu je vous encourage à vous faire votre propre opinion sur Clean.

TW du roman : addictions, drogue, anorexie, boulimie, scarifications

Le résumé

« Visage écrasé contre le cuir. Odeur de voiture neuve.

Je ne peux pas bouger. J’ai été kidnappée. Je ne peux pas bouger.

J’ouvre les yeux. Ça fait mal. Mais j’aperçois mon frère, Nikolai.

— Nik ?

— Tout va bien, Lexi, je vais te trouver de l’aide.

Oh, putain, cette fois, il l’a fait. Il a décidé de me sauver. »

Voilà comment je me suis retrouvée coincée au Clarity Centre, un hôtel de luxe pour les accros en tout genre. Pour moi, c’est un peu Alcatraz avec un spa.

Chacun son poison. Pour Ruby, c’est la bouffe. Pour Kendall, c’est l’excès inverse. Pour Saif, c’est la drogue (aucune originalité), comme moi. Et Brady… Brady, le beau gosse de service, c’est un grand mystère.

Bref, on forme une belle bande de déglingués. Et la nouvelle venue, Sasha, semble encore plus tarée que les autres. La grande question : sommes-nous prêts à être clean ?

~ Retour sur cette lecture ~

L’histoire d’une addiction

Je commence par l’aspect du roman que j’ai adoré : Clean traite comme le nom et le résumé l’indiquent d’addictions. D’addiction aux drogues pour Lexi, mais aussi d’autres addictions à travers les autres pensionnaires de la clinique.

Et ce n’est pas un roman magique où les personnages règlent leurs problèmes d’un claquement de doigts. On suit tout le processus de guérison, les rechutes, les tentations et les moments difficiles. En cela, c’est une histoire très intéressante car complète et sans filtre (du coup si vous êtes concernés, lisez bien les trigger warnings parce que c’est assez intense).

Sur ce plan on sent le travail, le vécu et le roman fait vraiment authentique.

Les personnages

Comme je le disais plus haut, j’ai eu du mal avec Lexi, le personnage principal. C’est le cliché même de la petite fille riche très Gossip Girl, à la Serena Van der Woodsen. Si on compatit évidemment avec son passé difficile, la façon dont elle traite ses proches et enchaîne les catastrophe devient rapidement lassante.

Du côté des personnages secondaires, il y a malheureusement peu de choses à dire. En dehors de jouer les love interest pour Lexi, le beau et torturé Brady n’a rien d’intéressant et si Kendall sort un peu du lot, les autres ne sont bon qu’à décorer dans le fond.

J’aurais aimé qu’on les connaisse plus, qu’on ait moins de descriptions de robes et de pauses cigarettes et plus de discussions avec eux.

Ces passages ambigus

« […] et pourtant nous avons tous besoin d’elles pour vivre. Oui, même la sexualité. Certaines personnes s’en abstiennent pour toutes sortes de raisons, mais les relations entre adultes exigent, pour prospérer, de l’intimité et de l’affection, sinon des rapports sexuels. »

Juno Dawson, Clean

Il y a ce moment, vers le milieu du roman à peu près, qui m’a embêtée. Lors d’une séance de groupe, la psy qui accompagne le groupe parle de sexualité, et ses propos sont plutôt ambigus. De la part d’une auteure appartenant à la communauté LGBTQ+, je trouve que cette phrase est gênante car oublie totalement les personnes ace (abréviation d’asexuel.le, et l’asexualité est distincte de l’abstinence, on ne peut pas regrouper les deux !).

En conclusion

Un roman avec un sujet complexe qui est traité de façon intéressante et approfondie mais qui par ailleurs met en scène des personnages peu convaincants. Clean n’est pas une lecture que je retiendrai, mais je vous invite évidemment à vous faire votre propre avis dessus !

Vous avez lu ce livre ? Qu’en avez-vous pensé ?

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