A fate so cold d’Amanda Foody et C.L. Herman
Merci aux éditions Milan (Le book club Page turners) pour l’envoi de ce roman.
Hello ! Aujourd’hui on se retrouve pour la chronique du premier tome d’une duologie avec des baguettes magiques, des Elus et une dose de romance : A fate so cold d’Amanda Foody et C.L. Herman.
Après l’excellente duologie All of us villains, j’avais hâte de retrouver ce duo d’autrice avec leurs intrigues efficaces et leurs personnages morally grey. Cette fois-ci, des baguettes magiques avec un côté Harry Potter (la baguette choisit son sorcier)(heureusement zéro référence à Harry Potter dans le texte, ça tombe bien on boycotte ici !) et un duo de héros malgré eux qui se retrouvent à sauver le monde.
Ce fut une bonne lecture mais elle souffre pour moi de la comparaison avec All of us villains. Les personnages sont moins aboutis et sombres, ils sauvent le monde malgré eux mais en gardant en tête l’envie de faire le bien. Finalement, c’est un des personnages secondaires qui m’a le plus captivé et que j’espère que l’on continuera d’explorer dans le tome 2.
Le résumé
A Alderland, l’Eté règne en maître. Mais, quelques semaines par an, l’Hiver impose sa puissance dévastatrice.
Quand un cataclysme d’une force exceptionnelle est annoncé, un Elu doit être désigné pour l’affronter et accomplir ainsi la prophétie qui sauvera la cité.
Domenic Barrow et Ellery Caldwell n’auraient jamais dû se rencontrer. Il est le chat noir de l’académie de magie, et elle, l’élève parfaite et adorée de tous. Pourtant, ils sont choisis pour combattre ensemble l’Hiver qui menace.
Mais Ellery est-elle vraiment si irréprochable ? Et surtout, peuvent-il se fier à la prophétie ?
~ Retour sur cette lecture ~
Deux héros nés de tragédies
On sait dès le début que nos deux narrateurs, Dom et Ellery, on vécu des tragédies. Le premier a vécu une expérience traumatisante plus jeune au moment où sa meilleure amie Hannah s’est liée à une baguette vivante dans des circonstances que l’on devine tragiques. La seconde est devenue malgré elle l’héroïne d’une ville nordique en repoussant des Hurleurs, créatures monstrueuses qui auraient traumatisé n’importe qui.
(Petit écart puisqu’on mentionne la géographie, ça manque d’une carte, pitié mettez-nous en une pour le tome 2 !).
Si Ellery est aujourd’hui une étudiante modèle, elle ne souhaite pas se lier à la baguette la plus puissante car elle préfèrerait un poste qui ne soit pas au contact des hurleurs. Quant à Dom, il préfèrerait ne pas se lier à une baguette tout court, ayant assisté à la perte de contrôle d’un magicien sur sa baguette.
Seulement, Valmorion ne se réveille que rarement et lorsqu’elle le fait, c’est qu’une catastrophe se prépare. Tous deux doivent donc se soumettre au test obligatoire visant à trouver l’Elu qui maniera la légendaire baguette…
J’ai aimé le fait qu’Ellery et Dom soient des héros malgré eux, même si on saisit rapidement qu’ils veulent avant tout faire le bien. La manipulation de la trope de l’Elu est aussi particulièrement intéressante ici, cassant pas mal des codes et la réinventant de façon intéressante.
Une entrée en matière rapide
Les autrices ne nous laissent pas beaucoup de temps pour appréhender l’univers de A fate so cold. Il y a de la magie, des baguettes vivantes, des baguettes d’entrainement, des mages et des non mages, l’univers est à peu près évolué au même stade que le nôtre.
Dès le début, j’avais beaucoup de questions, notamment autour de l’apparition des hurlegivres et de cet été presque perpétuel. Si les autrices y répondent (avec beaucoup de bouleversements sur la fin), j’aurais aimé que le roman prenne éventuellement plus son temps au début, j’avais eu l’impression que All of us villains donnait plus de contexte en comparaison. Je regrette également un peu le côté prévisible de certains aspects du world-building, même si la fin me laisse espérer un tome 2 plus fin et moins manichéen !
Entre romance et rejet
Dom est fasciné par Ellery depuis des années, Ellery craque pour Dom et son charme dès leur rencontre. Seulement, ils se retrouvent dans cette situation où on ne sait pas si le Destin veut qu’ils s’associent ou qu’ils s’opposent. Si j’ai aimé la tension entre eux, les quelques passages avec des froids pour mauvaise communication me donnaient envie de les secouer : Heureusement, ils ne sont pas trop nombreux et ces oscillations entre ennemies et amants sont facinantes.
En conclusion
Un premier tome entraînant à la fin super intéressante, mais qui pour moi n’est pas au niveau de la précédente duologie des autrices. A fate so cold ravira celles et ceux qui aimeraient qu’on dépoussière un coup le trope de l’élu !
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Un héritage d’aigreur et de rage
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