Metamorphosis de Mary Orchard
chroniques

Metamorphosis de Mary Orchard

Merci aux éditions Casterman pour l’envoi de ce roman.

Hello ! Aujourd’hui on se retrouve pour la chronique d’un one shot de fantasy qui mêle politique et mondes parallèles : Metamorphosis de Mary Orchard.

Etant une grande fan de la duologie Sous les étoiles de Bloomstone Manor/La première rose de Bloomstone, évidemment que j’avais hâte et que j’étais curieuse de retrouver Mary Orchard dans un autre style à travers Metamorphosis.

Le clivage est fort avec ses œuvres précédentes, et je pense que Metamorphosis ne vise pas le même public (même si, comme moi, vous pouvez aimer les deux). Ce nouveau roman est plus complexe (avec une fantasy faite de mondes parallèles, des nouveaux concepts magiques à appréhender), plus intime (même si on avait déjà ça avec Stone, la plongée dans la psychée de Melchior est encore plus poussée à mon sens) et différemment politique.

L’autrice a su me surprendre par ses sujets et ses choix et même si on n’est pas sur un coup de cœur inconditionnel comme les précédents, j’ai beaucoup aimé cette lecture ! Je pense que si vous aimez les fantasy avec des messages forts et des found family alors Metamorphosis pourra vous plaire.

Le résumé

Cela fait 25 ans que Melchior n’a pour seule compagnie que celle de son cher ami, Abriel. Sauf qu’Abriel n’existe pas. Du moins, personne d’autre ne le voit et Melchior se demande souvent si cet être capable de se changer en papillon n’est pas le fruit de sa propre folie. Pourtant, quand il est soudainement téléporté dans le monde magique d’Abriel et qu’il comprend que son ami a été enlevé, il n’hésite pas une seconde. Accompagné d’Alaric, un séduisant herboriste aux pouvoirs exceptionnels, de Wilhelm un corbeau qui parle, ainsi que de Belen et Cali, deux jumelles quasi-divines, Melchior se lance dans une quête effrénée de vérité.

Mais à trop creuser dans les intrigues politiques, il pourrait bien découvrir qu’en ce monde, la magie et la liberté sont plus que jamais menacées…

~ Retour sur cette lecture ~

Du fantastique vers la fantasy et la question de la santé mentale

Le début du roman est surprenant : on commence du point de vue de la mère du héros, lassée par son divorce et soucieuse du qu’en dira-t-on. Alors qu’elle quitte le parc avec son fils, ce dernier partage sa joie d’avoir revu son ami Abriel… Que sa mère ne voit pas. Cet ami imaginaire la fait aussitôt paniquer.

Le doute sur la réalité de l’existence d’Abriel touche également le Melchior adulte, ce questionnement ayant la voix de sa mère dans sa tête. Quand bien même des éléments concrets tendent à prouver la réalité de son ami (les plats qu’il mange, le chocolat chaud qu’il prépare), Melchior doute…

Même le basculement dans un autre monde ne met pas fin aux hésitations de Melchior quant à la réalité de ce qu’il vit. A travers ce personnage, Mary Orchard nous parle de santé mentale et pas juste rapport à ce doute : Melchior est sujet à des crises d’angoisse, qu’il a appris à gérer d’une certaine façon. Sa rencontre avec les autres amis d’Abriel, rupture avec son isolement dans notre monde, l’amène à découvrir de nouvelles choses sur lui-même.

Illustration de Melchior et Abriel (Métamorphosis, Mary Orchard) par @jennaa.joe

Illustration de Melchior et Abriel par @jennaa.joe

A la recherche d’Abriel

Abriel a disparu et a réussi, on ne sait pas trop comment, à donner des indices à Melchior puis le larguer dans un autre monde pour qu’il parte à sa recherche. Commence alors une quête qui le transporte entre la Vallée verte et Kelstaadt, deux mondes parallèles au nôtres et plein de magie, pour reconstituer ce qui lui est arrivé.

Le principe des mondes parallèles avec des Paris similaires m’a un peu rappelé Shades of Magic, ce qui n’était pas pour me déplaire ! Suivre les recherches de Melchior et Alaric est intéressant, d’autant plus que Mary Orchard nous amène dans des monuments historiques existant réellement, et j’ai aimé les différentes révélations.

Il est difficile de vous parler de l’aspect politique du roman sans trop vous en dire car c’est le côté « découverte » (de l’univers, des personnages, de la situation au cœur de laquelle est propulsé Melchior) qui fait à mon goût l’intérêt de Métamorphosis mais disons que le roman résonne parfaitement avec l’actualité, quoique ne prenant pas de pincettes. Certaines découvertes étaient un peu prévisibles à mon sens (notamment autour des antagonistes et de leurs intentions) mais on comprend que c’est volontaire, et que l’autrice souhaite qu’on comprenne en même temps (voire un peu avant) que Melchior ce qui est intéressant

En conclusion

Métamorphosis fut une bonne lecture et je pense qu’il trouvera son public parmi les amateurices de fantasy young adult. Entre le propos sur la santé mentale, la found family (et le côté parfois cosy de certains passages) et l’enquête, il s’agit d’un récit très complet et original !

Vous avez lu ce livre ? Qu’en avez-vous pensé ?

Signature

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.