Une saison pour mourir de P. C. Roscoe
Merci aux éditions Hachette Romans pour l’envoi de ce roman.
Hello ! Aujourd’hui on se retrouve pour la chronique d’un thriller efficace au cœur de la vie des ultra-riches : Une saison pour mourir de P. C. Roscoe.
J’aime les thrillers dans ce genre, dans un milieu riche avec un meurtre mystérieux et une montée de la tension tout au long du récit. Sans surprise, j’ai donc accroché à Une saison pour mourir qui se révèle aussi prenant qu’efficace ! Entre le (presque) huis clos offert par l’île privée sur laquelle se déroulent les faits, les multiples points de vue qui nous perturbent autant qu’ils nous aident à nous faire une idée de la situation et le contraste entre la violence et le décor paradisiaque, on se laisse aisément captiver.
A lire pour les amateurices de thrillers young adult, surtout si vous avez aimé Les Héritiers ou Liar’s beach !
Le résumé
Les vacances sur l’île ultra-exclusive de Mokani ont toujours été le point culminant de l’année d’Avery Finch. L’occasion pour l’étudiante de passer du temps avec d’autres familles aussi aisées que la sienne, et de profiter du luxe des lieux : spa, cocktails à volonté, chef privé…
Mais cet été, rien ne se passe comme prévu. L’ex d’Avery n’arrive pas à se remettre de leur séparation, sa meilleure amie agit bizarrement, et Leo, autrefois vacancier comme eux, porte maintenant un uniforme d’employé. Pour couronner le tout, la présence de Nora, la colocataire d’université d’Avery qui ne cesse de mettre son nez là où il ne faut pas, attise les tensions.
Sur l’île de Mokani, tout le monde cache quelque chose. Et certains secrets valent la peine de tuer.
~ Retour sur cette lecture ~
Un ensemble hétéroclite
Après un prologue des plus intrigants laissant deviner le meurtre sans nommer ni le meurtrier, ni la victime, retour en arrière avec l’arrivée de tout le monde sur Mokani. J’ai adoré les multiples points de vue du roman et encore plus les choix de l’autrice quant à ceux qu’elle nous a révélés et ceux qu’elle a laissés de côté !
Avery, centre du monde
La première personne à prendre la parole est Avery, alors qu’elle est avec Nora et ses parents sur le bateau qui les amène à Mokani. On découvre à travers elle les autres personnages et ses espoirs pour les deux semaines à venir, et on comprend qu’elle sera forcément au centre de cette histoire. Entre sa rupture avec l’un des jeunes de son âge, son attirance pour un autre, et sa colocataire de l’université qu’elle a amené avec elle et qui détonne dans le paysage, tout ça ne peut que mal se passer…
On comprend rapidement qu’Avery est anxieuse et que Nora a su en tirer parti, créant une dépendance affective chez sa coloc. Si Avery est prête à la défendre et l’admire, on sent que Nora n’est pas tout à fait nette, un peu instable et un brin manipulatrice…
Nora, l’intruse sur l’île
Une saison pour mourir ne nous révèle pas le point de vue de Nora, ce qui la rend encore plus intéressante. On ne sait que ce que savent les autres et les points de vue d’Avery, Hugo et Léo divergent alors qu’Avery adore Nora et que les deux autres s’en méfient dès le début. J’ai aimé le mystère autour de ses intentions ainsi que le fait que, malgré un début qui la fait paraître gentille et décalée, on comprend rapidement que Nora n’est pas innocente.
Hugo et sa colère
L’ex d’Avery a passé une année difficile. Il n’a toujours pas digéré sa rupture, sa famille se délite et il s’est persuadé que s’il arrive à récupérer Avery, tout rentrera dans l’ordre. Sauf qu’évidemment cette dernière n’est pas intéressée, d’autant plus qu’il la considère davantage comme un trophée que comme une personne…
Les passages d’Hugo sont douloureux, teintés de cette colère qui ne semble jamais cesser de l’habiter. Il fait peur et on ne peut s’empêcher de le soupçonner d’avoir fait une bêtise…
Léo, sur la ligne
Léo, le fils du chef cuisinier de Mokani, faisait autrefois partie de la bande des « enfants ». Mais cette année, une surprise l’attendait : ses deux semaines sur l’île ne seront pas dédiées à profiter avec ses amis mais à les servir, puisqu’il rejoint le personnel.
A travers son regard, on découvre les coulisses de l’île : la discipline, les heures de travail, les nombreux employés qui doivent toujours rester dans l’ombre. Et également la cruauté de certains employeurs ainsi que le dédain de la plupart envers ceux qui travaillent pour eux. Cette double facette de l’île crée une tension parfaite pour ce thriller !
Une montée de tension
Le début fracassant de Une saison pour mourir nous met direct dans l’ambiance, puis tout retombe… Pour lentement remonter alors que les inimités se développent et que les secrets se révèlent. En dessous du vernis policé et des discussions de surface autour de coupes de champagnes, les relations entre les héros comme entre leurs parents sont déjà à deux doigts de se fissurer, et la venue de Nora sur l’île semble être la secousse qui va tout faire trembler.
En conclusion
Une saison pour mourir est un thriller young adult prenant et efficace, situé dans un décor de rêve. Entre les points de vue multiples maîtrisés et les sombres secrets de chacun, vous ne pourrez pas le lâcher !
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