L’Arche ou le dernier rêve d’Iris d’Elodie Chardon
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L’Arche ou le dernier rêve d’Iris d’Elodie Chardon

Merci aux éditions Hachette Romans pour l’envoi de ce roman.

Hello ! Aujourd’hui on se retrouve pour la chronique d’un roman d’anticipation onirique centré sur l’écologie : L’Arche ou le dernier rêve d’Iris d’Elodie Chardon.

Après La rue qui nous sépare et Nos plus belles années, j’étais hyper curieuse de découvrir le nouveau roman gagnant du concours Nos futurs, les deux précédents ayant été d’énormes coups de cœur. Le thème de l’écologie croisé avec de la science-fiction m’attirait aussi beaucoup, en plus de la couverture que je trouve très belle.

Malheureusement je suis passée à côté, n’ayant pas vraiment accroché à la plume. L’histoire est intéressante, il y a plein de belles idées et un aspect onirique à l’invention qui est au cœur du roman, je pense donc qu’il pourrait plaire. Je vous conseillerai d’en lire un extrait pour voir si vous accrochez ou au style parce que si la réponse est oui, alors l’intrigue et les personnages valent le détour !

Le résumé

Dans l’apathie générale, les sols sont doucement grignotés par les océans, les mers, les fleuves et les rivières. L’eau monte inexorablement et une grande partie de la population survit au cœur des Marcheuses, ces villes sur pattes qui n’ont qu’un objectif : s’éloigner du Littoral.

Alors que les dernières terres sont sur le point d’être englouties, Noé, le meilleur élève de la plus prestigieuse école d’inventeurs du pays, cherche désespérément un moyen de faire migrer l’humanité. Et l’arrivée d’Iris, une nouvelle étudiante avec une approche troublante des rêves, pourrait bien être la clé qui lui manquait.

Noé et Iris parviendront-ils à dépasser les frontières du réel ? Ou bien l’humanité est-elle condamnée à être engloutie avec les terres qu’elle habite ?

~ Retour sur cette lecture ~

Des inégalités renforcées et des humains en danger

Dès le début, on est témoin de la violence de ce que Noé vit. Repêché depuis le littoral pour ses inventions, il ne mourra pas du débordement d’une écluse… Mais se voit relégué dans les bas fond de la cité, séparé par un fin mur d’un des robots qui fait avancer la Marcheuse. Moqué par ses camarades, terrifié à l’idée de ne pas pouvoir sauver l’humanité, il est enfermé dans un terrible quotidien.

L’autrice livre une critique sociale de la façon dont le climat met en lumière les inégalités, les augmente : le haut de la cité admire la vue là où le bas craint littéralement de se noyer, et le fait qu’une Marcheuse entière soit engloutie par les eaux est un souci mineur vite oublié. Noé est l’un des seuls personnages lucides pouvant avoir un impact : les villes en charge des écluses sont trop loin, ses camarades sont trop protégés (prêts à embarquer sur le premier bateau autonome ou dirigeable à la seconde ou la situation virera à la catastrophe).

Même s’il est désagréable à vivre dans la peau de Noé, entre harcèlement et coups bas, j’ai trouvé que cet aspect du roman était l’un des plus intéressants !

L’échappatoire serait le rêve ?

Iris vient de voler la première place du classement à Noé, qui après avoir difficilement digéré se penche sur l’invention de sa camarade. Et là, il réalise que celle-ci est particulièrement intéressante ! Iris ayant fait de même de son côté, ils commencent à envisager d’en faire un projet commun mêlant leurs deux idées…

Si j’ai trouvé très belles les images décrites par Iris lorsqu’elle est sous calcite, j’ai eu un peu de mal je l’avoue à croire à leur invention (sur laquelle je vais rester vague pour ne pas spoiler). Ce côté de fantasy au milieu de la science-fiction l’a moins fait pour moi, même si je reconnais la beauté de l’idée et celle de la fin du roman également.

Quatre personnages aux relations complexes

L’Arche ou le dernier rêve d’Iris mêle les destins de quatre personnages, dont l’évolution des relations va influencer le cours de l’histoire. Il y a évidemment Noé et Iris, au cœur de cette intrigue. Il y a également le meilleur ami de Noé, Aristide, dont nous n’avons pas le point de vue mais devions aisément les états d’âme. Et il y a UBRS, le robot créé par Aristide, qui on le devine rapidement, va jouer un grand rôle dans l’histoire.

Si j’ai trouvé les rebondissements autour d’UBRS douloureusement prévisibles (déformation professionnelle peut-être ?), j’ai aimé la façon dont l’autrice l’inclus dans le récit et lui donne une véritable personnalité (même si de façon similaire à l’Arche, j’ai trouvé que de nombreux éléments relevait davantage de la fantasy que de la SF, en plus de « mauvaises pratiques » qui ont fait grimacer la développeuse plus terre à terre que je suis).

En conclusion

Un premier roman original aux thèmes importants. Si de mon côté je n’ai pas accroché autant que je l’aurais voulu, je peux affirmer que L’Arche ou le rêve perdu d’Iris trouvera son public !

Vous avez lu ce livre ? Qu’en avez-vous pensé ?

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