La maison aux roses immortelles de Clémence Forest
chroniques

La maison aux roses immortelles de Clémence Forest

Merci aux éditions Flammarion jeunesse pour l’envoi de ce roman.

Hello ! Aujourd’hui on se retrouve pour la chronique d’un roman one shot mystérieux, une histoire familiale avec un soupçon de surnaturel : La maison aux roses immortelles de Clémence Forest.

Je me suis laissée envoûter par cette histoire qui se déroule au cœur d’un manoir isolé, sur plusieurs générations. L’autrice manie les mots avec talent, alternant le temps d’Olga et James avec celui d’Aubérie et de sa sœur Zoé, qui vont déterrer des secrets enfouis depuis bien longtemps.

Si vous aimez les ambiances un poil gothique, les décors soignés et les intrigues basées sur des histoires de famille alors je ne peux que vous encourager à lire La maison aux roses immortelles !

Le résumé

Un séjour forcé chez une grand-tante énigmatique en Angleterre, ce n’était pas l’été qu’avait prévu Aubérie. Quand l’adolescente franchit les grilles imposantes de Wistermore, elle ne tarde pas à découvrir que de nombreux mystères hantent les lieux envahis par les fleurs et la végétation. Dévorée de curiosité, elle arpente le jardin jusqu’à l’étang interdit. Sous la surface de l’eau glacée, elle croise le regard d’un garçon prisonnier, il essaye de lui parler… Alors que passé et présent s’entrelacent, les secrets enfouis font peu à peu surface. Un roman gothique et fantastique où la force des femmes traverse les générations.

~ Retour sur cette lecture ~

Aubérie et Zoé se font expédier à l’étranger

Les parents d’Aubérie et Zoé divorcent et clairement, aucun des deux n’est partant pour s’occuper des filles l’été. Les voilà donc envoyées malgré elles chez une lointaine grand-tante, la sœur de papi James, dont elles ne connaissaient même pas l’existence jusqu’ici.

Au début, Aubérie m’a grandement irritée. Autocentrée, elle s’inquiète de passer l’été loin de son copain sans même voir que sa petite sœur aimerait passer du temps avec elle. Tout tourne autour d’elle, de ses intérêts, de son ennui…

Heureusement, les évènements qui se déroulent à Wistermore vont la pousser à s’intéresser véritablement à Zoé, à questionner sa relation avec son copain et ses priorités en général ! L’autrice offre une très belle évolution au personnage, qui fait plaisir à voir.

L’enfance d’Olga, Gus et James

En parallèle des chapitres du point de vue d’Aubérie, on remonte dans le temps pour retrouver une petite bande bien soudée. Olga et James sont jumeaux, Finn est leur petit frère, Gus leur ami (et fils du cuisinier du manoir) et tous les quatre, ils se sont jurés de rester amis à vie. De ce côté il est plutôt question d’amitiés, d’amour interdit, d’une mère exigeante et d’une aristocratie d’un autre temps. On voit les quatre enfants grandir, les suivants de leur enfance à la fin de leur adolescence au manoir de Wistermore.

J’étais tout autant fascinée par ces chapitres que par ceux d’Aubérie, curieuse de savoir où et quand les deux récits allaient se rejoindre. Cette double chronologie offre à La maison aux roses immortelles un côté hors du temps, historique sur ces chapitres et moderne sur ceux d’Aubérie sans qu’on ne puisse situer précisément les périodes. Un gros point fort selon moi, qui en plus d’ajouter une certaine aura à ce lieu donne un côté intemporel au roman !

Des mystères, que de mystères

La maison aux roses immortelles s’ouvre sur un prologue du point de vue d’un arbre (parce que pourquoi pas) assez mystérieux concernant le garçon dans l’étang, celui-là même qu’Aubérie va découvrir.

J’ai adoré le fait que le surnaturel soit posé depuis le début mais pas omniprésent pour autant. Il y a énormément de mystères (qui est le garçon dans l’étang ? Qui l’a enfermé là ?). Et pas seulement concernant l’histoire : le lieu en lui-même avec ses arbres fruitiers incongrus en Angleterre, ses plantes qui poussent dans les différentes pièces à travers le sol et son beau temps fixe, a un côté à la fois magique et inquiétant. Autant vous dire que le suspense est là tout au long de la lecture, j’étais impatiente de découvrir le fin mot de cette histoire et de savoir si le garçon dans l’étang allait finalement être libéré de sa prison surnaturelle.

Je dois dire que j’ai été ravie des différentes révélations (certaines plus aisées à anticiper que d’autres) et en général cette histoire douce-amère que nous offre Clémentine Forest. Lorsque le passé et le présent se rejoignent, le surnaturel nous est enfin expliqué et en plus de l’histoire familiale complète, on a même de l’action comme je n’aurais pas pensé en trouver.

En conclusion

Une très bonne lecture, avec une ambiance et une intrigue particulièrement soignées. Je vous recommande vivement ce one shot si vous aimez les mystères, les sombres secrets de famille, les histoires hors du temps et que vous n’êtes pas contre un brin de surnaturel !

Vous avez lu ce livre ? Qu’en avez-vous pensé ?

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