Les mystères d’Eversand tome 1 : La suivante
Merci aux éditions Lizzie de m’avoir permis d’écouter ce titre.
Hello ! Aujourd’hui on se retrouve pour la chronique du premier tome de la nouvelle saga à l’ambiance gothique de Victor Dixen : Les mystères d’Eversand tome 1, La suivante.
J’ai eu énormément de mal à rentrer dans ce nouveau roman, dont la première partie fut particulièrement lente et longue à mon goût. Heureusement, les quatre dernières heures (puisque écouté en audio) étaient un festival de révélations et de contrariétés (bordel, que Birdie attire la poisse !) qui ont fini par me happer, et me convaincre que je lirai la suite.
Après l’horreur dans Vampyria et Agence Perdido, Victor Dixen reste dans les domaines qui nous font frissonner et s’attaque au genre du roman gothique. Ce n’est pas forcément mon favori et il ne rentrera donc pas dans la liste de mes romans préférés de l’auteur, mais si c’est un genre qui vous attire alors Les mystères d’Eversand a toutes les chances de vous plaire !
Le résumé
Birdie Baker, étudiante sans le sou, tombe sur une offre d’emploi de » suivante » pour une vieille dame habitant l’État de Rhode Island. En plein janvier, elle débarque à Eversand, presqu’île au charme suranné où semble régner un printemps perpétuel : c’est le fief des Rosemore, très puissante et très secrète dynastie de la old money américaine.
Birdie n’a peut-être pas seulement été recrutée pour servir de demoiselle de compagnie, mais aussi pour devenir la » suivante sur la liste » : la dernière d’une longue lignée de jeunes femmes attirées au manoir comme des papillons dans une plante carnivore. En répondant à la petite annonce, a-t-elle signé son arrêt de mort ?
~ Retour sur cette lecture ~
Birdie et sa naïveté
J’ai immédiatement eu du mal avec la narratrice de Les mystères d’Eversand, qui oscille entre naïveté et éclairs de génie. On relie les points plus vite qu’elle assez souvent concernant les étrangetés d’Eversand, ce qui est plutôt frustrant à mes yeux. De même, son côté tenace et un brin monomaniaque concernant ses préoccupations la pousse à de nombreuses imprudences, qui m’ont plus d’une fois faite soupirer. Elle m’a d’une certaine façon rappelé le personnage de Millie dans la Femme de ménage, pour vous donner un point de référence plus concret !
L’autre sujet qui m’a d’ailleurs peu convaincue, en lien avec Birdie, c’est sa relation avec Ronan, le palefrenier. J’ai vu des loiiiiin arriver l’évolution de la dynamique entre eux, dans un cliché qui m’étonne un peu de l’auteur. Mais je suppose que les tomes suivants seront plus surprenants sur ce point…
Un tome d’introduction
Comme je le disais au début de cette chronique, j’ai eu du mal avec la première moitié du roman qui est hyper introductive. Si elle permet de poser le cadre et d’intriguer les lecteurices (tant de secrets, de non-dits et d’éléments frôlant le surnaturel !), j’avoue qu’elle m’a un peu ennuyée. Je pense que j’aurais préféré plus d’action et des informations diluées tout au long du récit, mais c’est un avis purement subjectif et je sais que d’autres ont justement apprécié ce rythme de narration !
Je dirais donc que si vous aimez les romans qui prennent leur temps, avec un vrai travail d’ambiance, alors vous adorerez Eversand. Et si comme moi vous aimez bien quand ça bouge… Prenez votre mal en patience, le dernier tiers de ce premier tome saura vous happer et j’ai cru comprendre que la suite serait plus dynamique !
L’ambiance d’Eversand
A son arrivée, Bridie découvre que la presqu’île d’Eversand est un lieu hors du temps… et des saisons ! Il y règne un été permanent, et chaque nuit une pluie continue vient arroser la végétation. Les jours de repos peuvent être passés à la plage, au point d’en oublier quel mois est en cours, et le footing matinal au cœur de la végétation luxuriante est un plaisir. Un micro climat surnaturel qui intrigue autant qu’il ravit Birdie…
Quant à la demeure des Eversand, le petit personnel semble y jouer chaque jour une pièce de théâtre, répétée mille fois, où les rôles sont caricaturaux et anciens : le palefrenier, la bonne française, l’infirmière, la gouvernante, le majordome… Birdie se voit désignée par son rôle et dépouillée de son passé, dans cette demeure où le personnel fait partie des meubles.
J’ai adoré découvrir ce fonctionnement déstabilisant, cette famille dont on sait déjà qu’elle va être tordue. Il y a un côté à la fois crispant et mystérieux dans le fonctionnement d’Eversand, avec ces salariés qui semblent frappés d’amnésie et ne vivent plus que pour les Rosemore.
En conclusion
Un premier tome long et introductif mais intrigant, dont la fin pleine de rebondissements donne envie de connaître la suite. Victor Dixen change encore une fois de style pour un roman gothique d’ambiance, qui étonnera ses fans et sera sûrement apprécié des amateurices de ce genre littéraire !
Vous avez lu ce livre ? Qu’en avez-vous pensé ?
The kiss of the Nightingale d’Adi Denner
Sel de Nina Lan
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