Queen of faces tome 1 de Petra Lord
Merci aux éditions Lumen pour l’envoi de ce roman.
Hello ! Aujourd’hui on se retrouve pour la chronique du premier tome d’une trilogie de fantasy politique : Queen of faces de Petra Lord.
Je n’ai pas été autant emballée par ce roman que je ne l’espérais, même s’il reste une très bonne lecture. Parmi ses points forts on a ses personnages tout en nuances à la morale souvent plus que douteuses, ses rebondissements et son intrigue basée sur un mélange de politique et d’action. Cela dit j’ai eu un peu de mal avec la plume de l’autrice (ou peut-être la traduction) qui n’est pas mauvaise, mais qui ne m’a pas transportée. J’avais parfois du mal à visualiser les personnages ou les décors et à me plonger dans le roman, mais il s’agit d’un aspect très subjectifs et je sais que d’autres ont adoré !
Au global c’est une bonne lecture avec une fin qui a su me surprendre et je pense que si vous aimez les fantasy avec des personnages non manichéens livrées en gros pavés (un peu moins de 700 pages) option plot twists, vous avez de grandes chances d’accrocher à Queen of faces !
Résumé
Prisonnière d’un corps qu’elle n’a pas choisi et qui la tue à petit feu, Anabelle Gage n’a plus qu’un an à vivre. Son dernier espoir pour obtenir un nouveau corps – et en bonne santé, celui-là ? Intégrer Parangon, la prestigieuse école de magie de Caimor. Mais quand elle échoue à l’examen d’entrée, elle décide en dernier recours de voler un châssis tout neuf au nez et à la barbe des pires criminels du pays.
Prise sur le fait par nul autre que le directeur de Parangon, Ana se voit offrir un choix qui n’en est pas vraiment un : être exécutée pour son crime ou travailler comme mercenaire pour le vieux mage… et peut-être obtenir une place à l’académie. Touchant du doigt son rêve, elle se résout alors à enchaîner les missions et à faire équipe avec une étrange bande de dangereux renégats.
Bientôt, pourtant, Ana va être entraînée dans une machination qui la dépasse, sur fond de révolte contre l’élite de la nation, de résurgence de magie noire et de montée des eaux implacable.
~ Retour sur cette lecture ~
Des corps interchangeables
Dans l’univers de Queen of faces, les corps, souvent nommés « châssis », ne sont que des réceptacles pour l’Essence d’une personne (son âme quoi). Les châssis sont interchangeables, peuvent être fabriqués (j’espère qu’on aura le comment dans les prochains tomes !) et le fait de pouvoir en changer augmente considérablement l’espérance de vie des personnages.
J’ai aimé cette idée déstabilisante que l’autrice prend le temps d’explorer, en faisant un véritable ressort narratif à part entière. En plus d’apporter des surprises, les changements réguliers de corps auxquels on assiste sont l’occasion pour les personnages de se questionner sur leur identité et la façon dont leur châssis la reflète ou non. J’avoue que j’aurais aimé quelque chose de plus approfondi du côté de la réflexion sur le genre, mais peut-être que ça viendra dans les deux tomes suivants de la trilogie !
Deux mercenaires malgré elles
Je ne veux pas en dire trop car le roman se montre surprenant dès les premiers chapitres, mais disons qu’Ana va devoir collaborer avec un second personnage dont on a aussi le point de vue. Et les deux sont concentrés sur leurs objectifs, qui ne sont certainement pas d’obéir au doyen de Parangon. Ces missions ne sont qu’un moyen pour eux, ce qui les fait parfois flirter avec les limites de la moralité en plus du fait qu’ils sont tentés de se trahir mutuellement (l’un plus que l’autre, mais je ne dirais pas lequel !).
L’univers sombre aux personnages tous plus manipulateurs et égoïstes les uns que les autres est l’un des atouts de Queen of faces. Chacun joue au jeu de la politique et des enlèvements uniquement pour lui-même ou pour les siens, et personne n’est blanc dans cette histoire. Si vous aimez ce genre d’ambiance alors le roman pourra vous plaire !

Couverture alternative pour une édition Fae Crate signée Lara Carson
ATTENTION : cette partie de la chronique contient des spoilers sur le roman dont il est question. Si vous ne voulez pas être spoilé.e, lisez directement la conclusion !
Les 100 dernières pages
J’ai BESOIN de parler des révélations de la fin parce que olala, quel enchaînement ! Vraiment, je suis passée de « lecture mitigée » à « en fait j’aime, j’ai envie de savoir la suite » sur la dernière partie du roman.
On fait point par point ? Déjà, gros big up à l’autrice pour avoir réécrit l’histoire entière en un chapitre du point de vue de Sophie, qui nous fait redécouvrir tout ce qu’on pensait savoir sous un nouveau jour. Ce genre de travail narratif est une masterclass et si je me doutais qu’Ana finirait par adhérer aux idées du Lieu commun, l’exécution est top.
Ensuite il y a le professeur Ebbridge/Adam Weaver. Je pense qu’on le détestait tous depuis l’instant où il avait montré son vrai visage en brûlant l’auriculaire d’Ana, mais ce plot twist était excellent. L’autrice exploite une fois de plus le potentiel du changement de corps, en plus de nous offrir un antagoniste mégalo et dangereux qu’on a hâte de voir chuter dans la suite de la saga !
En conclusion
Un premier tome dans lequel j’ai eu du mal à plonger mais dont l’intrigue a finalement su m’emporter. Je le recommanderai aux fans de fantasy politiques aux personnages tordus, à la recherche de surprises et de magie dangereuse.
Vous avez lu ce livre ? Qu’en avez-vous pensé ?
Woke up like this d’Amy Lea
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