Impression Soleil Levant Monet
Portraits d'aristes

Le salon des refusés : aux origines de l’Impressionnisme

MINI BIO

Pendant le second empire est organisé un Salon présentant les œuvres picturales appréciées par son jury. Plusieurs peintres sont rejetés comme Edouard Manet avec son Déjeuner sur l’herbe. L’empereur décide alors de créer un deuxième salon à côté du premier intitulé le « Salon des Refusés ».

Ce salon rassemble divers artistes autour de Manet, notamment Edgard Degas. Onze ans plus tard, alors que le groupe expose de nouveau, cette fois dans l’atelier d’un photographe, un critique d’art voulant se moquer de ces outsiders rédige une critique sur eux. En référence à la toile Impression soleil levant de Monet, il parle d’impression. C’est ce qui nous a amené l’idée d’expressionnisme.

Mais que peignent les expressionnistes ? Des scènes lumineuses, souvent bucolique, avec des couleurs claires et des petites touches. Un travail loin de ceux nets et précis, proche de la photographie, qui ont précédé ce mouvement.

L’exception en quelque sorte est Monet. Il est certes connu pour quelques paysages naturels (vous avez probablement déjà entendu parler des Nymphéas) mais aussi fasciné par la révolution industrielle et notamment par le train. On retrouvera donc aussi de nombreuses peintures de gares.

3 ŒUVRES

1 – Le Déjeuner sur l’herbe

On ne peut évidemment pas évoquer le Salon des Refusés sans insister sur le tableau d’où tout est parti. Il a d’ailleurs été exposé pour la première fois à cette occasion.

Mais qu’est-ce qui a choqué dans cette toile ? Ce n’est pas tant la présence de femmes nues (depuis Botticelli, on pourrait penser que les gens sont passés à autre chose, en 4 siècles). C’est plutôt le fait qu’elles soient nues près de gentilhomme habillés. L’ensemble de la toile en elle-même constitue une provocation. La signification de différents éléments comme la grenouille (qui se trouve être le surnom donné par les étudiants de l’époque aux prostituées).

D’un point de vue plus technique, la perspective du tableau n’est pas très juste, tout comme les proportions : on note que la femme qui se baigne au fond est à une échelle trop grande par rapport aux autres vu sa position. On peut aussi relever une inégalité des détails : certains endroits de la toile restent très flous alors que d’autres sont plus détaillés selon les codes de l’époque.

Du côté des modèles, on a des hommes de la famille de Manet pour les deux dandys. La femme nue au premier plan sert de modèle à Manet de façon récurrente, tandis que celle qui se baigne au fond est la future femme de l’écrivain Emile Zola, ami proche du peintre.

Ce dernier affirme que la toile n’avait pas de dessein caché comme celui qu’on lui prête souvent, et qu’elle cherchait davantage à montrer « des oppositions vives et des masses franches ». On retiendra que lesdites oppositions n’ont pas suffi à séduire les spécialistes de l’époque, qui ont préféré y voir une scène obscène.

2 – Impression soleil levant

On observe dans les toiles de Monet un grand intérêt pour la révolution industrielle. On est certes moins dans le thème que les tableau xque je vous présenterais après, La Gare Saint Lazare, mais dans ce tableau peint au Havre on retrouve tout de même de nombreuses traces de l’industrialisation. Il est daté des années 1870 et est notamment exposé dans l’atelier du photographe.

Monet commence par l’intituler « Vue  du Havre » avant de changer d’avis de de l’appeler « impression ». C’est Renoir qui ajoutera « soleil levant ». C’est ce mot, impression, qui sera repris par un critique d’art et donnera son nom au mouvement.

En réalité, le titre de cette toile a beaucoup changé à travers le temps. De grands débats ont aussi eu lieu pour savoir s’il s’agissait d’un soleil couchant ou levant.

D’un point de vue plus artistique, c’est une toile format paysage avec un dessin très horizontal. Le style est bien sûr celui des impressionniste, flou et composé de petites touches. On pourra noter l’opposition volontaire des couleurs du cercle chromatique puisque la toile est en majorité dans des tons bleu-gris à l’exception du soleil qui ressort de façon spectaculaire avec son orange vif.

3 –  La Gare Saint-Lazare

Il s’agit en réalité d’une série de douze toiles peintes par Monet, présentées plus tard que les précédentes.

On y retrouve différentes vues de la gare peintes à différentes heures, ce qui explique la grande palette de nuances employée par le peintre.

La vapeur, présente sur toutes les toiles, cache parfois des détails et rend une impression de mouvement, loin des peintures plus détaillées qu’on aurait pu voir autrefois. Même la charpente métallique de la gare, pourtant imposante, reste suggérée, cachée derrière un nuage.

Pour l’anecdote et en bonne Potterhead, je ne peux pas m’empêcher de faire le rapprochement entre cette toile et l’image du célèbre Poudlard Express de JK Rowling. Qui sait, peut-être a-t-elle été inspirée par le peintre…

Voilà pour la naissance de l’Impressionnisme.

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Le salon des refusés aux origines de l’Impressionnisme

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