Portrait de l'architecte catalan Gaudi
Portraits d'aristes

Gaudi, l’architecte catalan

MINI BIO

Gaudi est un artiste catalan connu pour ses œuvres d’architecture. Né en 1852 dans une famille de chaudronniers, il aide parfois son père et son grand-père et montre très vite une aptitude à créer des formes. Plus tard, il part faire ses études à Barcelone. S’il est remarqué par certains de ses professeurs, c’est sa rencontre avec Eusebi Güell en 1878 qui permet de révéler l’artiste que nous connaissons aujourd’hui. Le parc Güell, commandé par son mécène, est l’une de ses premières grandes œuvres. D’autres luis succèdent vite, notamment beaucoup de maisons comme la Pedrera, la casa Calvet ou la casa Batllo. Et en dernier, le chantier de la Sagrada Familia, qui laisse inachevé mais déjà planifié.

3 ŒUVRES

1 – La Sagrada Familia

Il s’agit d’une église, située à Barcelone, dont la construction a commencé en 1882 et continue encore aujourd’hui.

Gaudi voulait une église à trois façades qui représenteraient respectivement la Nativité, la Passion et la Gloire, étapes de la vie du Christ. Il dirige lui-même la sculpture de la première façade. La deuxième, il la dessine seulement. Alors que la Nativité est chargée, entre les nombreux animaux et symboles, la Passion est plus épurée, mais aussi plus sombre. Gaudi voulait qu’elle inspire la peur, transmettre une idée de sacrifice. Enfin, la Gloire, commencée en 2002, est toujours en travaux. Elle se différencie des autres par un style plus moderne. Loin de l’organique Nativité, cette façade est anguleuse, ce qui lui donne un aspect plus dur.

Lorsqu’on rentre dans l’édifice, on est subjugué par les couleurs qui se croisent, se mélangent et dansent alors que la lumière du soleil se déplace derrière les vitraux. La voûte, très haute, donne une sensation d’immensité. L’ensemble est presque mystique.

Ce qu’on retient

Le travail des différentes façades, celui de la voûte (qui est par ailleurs très bien expliqué au Centre Gaudi, situé à Reus, où on peut observer les maquettes du bâtiment) et les jeux de lumière avec les vitraux retrouvés à l’intérieur.

2 – La casa Batllo

En se promenant dans Barcelone, on peut si on remonte la Passeig de Gràcia observer la façade de cette maison atypique. Josep Batlló, grand industriel du textile, fait l’acquisition du bâtiment en 1903 et donne carte blanche à Gaudi.

En arrivant devant le bâtiment, on est surpris par cet ensemble étrange, ces colonnes aux formes arrondies et organiques, le choix des couleurs. La forme des balcons quant à elle n’est pas sans rappeler des masques.

L’intérieur est encore plus surprenant. Les pièces comportent très peu d’angles et de coins, mais beaucoup de courbes douces. On retrouve les jeux de lumières que l’architecte affectionne tant, cette fois dans des tons froids (bleu, vert, violet) qui, associés aux formes de coquillages sculptés à divers endroits, donnent l’impression de pénétrer dans un étrange monde sous-marin.

La maison ayant été entièrement restaurée, on est heureux de trouver les meubles ergonomiques conçus par Gaudi, révolutionnaires pour l’époque. En réalité, l’architecte ne s’est pas limité aux meubles : on retrouve aussi des poignées de portes ergonomiques par exemple.

Ce qu’on retient

Le travail des formes, que ce soit celle de la façade avec les colonnes en forme d’os ou les balcons, ou celle de l’intérieur, et même des meubles. Et de façon diamétriquement opposée à la Sagrada Familia, on note une unité, une cohérence dans les formes et les couleurs.

3 –  Le parc Güell

Vous avez probablement déjà aperçu le célèbre lézard qui orne l’entrée du parc Güell. Autre exemple de l’influence de Gaudi dans la ville catalane, ces 17 hectares de nature, jalonnés de constructions atypique, ont eux aussi été aménagés par l’architecte.

Parmi les œuvres ornant le parc, on relèvera le banc de Trencadis, ornée d’une mosaïque constituée de déchet d’usines à céramique, qui borde la place de la Nature. S’il vous dit quelque chose, vous l’avez peut-être déjà vu dans l’Auberge Espagnole, film de Cédric Klapisch.

En dessous de la place de la nature se trouve la salle hypostyle. On y croise de nombreuses colonnes. Lorsqu’on lève la tête, c’est pour découvrir un plafond richement décoré. Dans le projet de Gaudi, cette salle était destinée à être un marché, mais elle ne remplira jamais cette fonction.

Ce qu’on retient

Dans cette œuvre, Gaudi a choisi de s’adapter à la nature et non ne la contraindre. Encore une fois, peu de coins et beaucoup de courbes, de vagues et d’arrondis. Un parc aménagé qui reste à l’écoute de la nature, et qui l’imite parfois.

Ce sera tout pour le portrait de Gaudi, j’espère qu’il vous aura plu.

Avez-vous eu la chance de voir l’une de ses œuvres ? Si oui, laquelle avez-vous préféré ?

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