La petite Fadette de George Sand
Merci aux éditions Flammarion Jeunesse pour l’envoi de ce roman.
Hello ! Aujourd’hui on se retrouve pour la chronique d’un nouveau classique, que je découvre enfin : La petite Fadette de George Sand.
C’est le premier roman issu de l’œuvre prolifique de cette autrice que je lis, et j’ai apprécié cette lecture. Si elle est parfois un peu clichée, le ton du narrateur rend le roman accrocheur et le style très cosy est appréciable ! Comme tous les classiques, il a un côté souvent désuet et demande de la concentration car ce sont des tournures de phrases ou du vocabulaire dont nous avons moins l’habitude, mais je suis contente d’avoir découvert ce roman.
Le résumé
Fadette n’a pas bonne réputation au village. On prétend même qu’elle est une sorcière. Pourtant, derrière son caractère rebelle et son air mystérieux, la jeune fille dissimule un cœur en or. Le jour où elle aide Landry à retrouver son frère jumeau, ils passent un pacte : ils devront danser ensemble à la fête du village. La méfiance du jeune homme va peu à peu se transformer en amour, mais les obstacles sont nombreux et Fadette devra faire de grands sacrifices.
~ Retour sur cette lecture ~
Le glow up du siècle
Le roman raconte l’histoire de Landry, un fils de paysan né avec un jumeau et à qui on prédit beaucoup de peine liée à cela. Après avoir assisté à son enfance auprès de Sylvinet, son alter ego (appelé son « besson » dans le roman), ils se retrouvent séparés.
Au terme d’une journée éprouvante, Landry va avoir sa première interaction marquante avec la petite Fadette, la fille d’une grand-mère un peu sorcière du voisinage, qui va lui proposer de l’aider à retrouver Sylvinet. A partir de là, Landry et Fadette ne cessent de se croiser et ce qui était au début un dégout mutuel évolue vers autre chose…
Seulement, la petite Fadette est mal vue dans le pays et pas seulement pour son côté sorcière. Les gens la trouvent laide, mal fagotée et toujours à se comporter comme un garçon là où le beau Landry est un bon parti.
Après la partie centrée sur l’enfance de Landry et son attachement à Sylvinet, on suit donc l’évolution de ses sentiments envers Fadette et le glow up de folie de cette dernière, digne d’un makeover de film des années 2000.
Entre idéalisation et mépris de classe
George Sand a grandi entre les deux mondes avec sa mère couturière et son père aristocrate et cette ambivalence se sent parfois dans le récit, dans sa manière de parler des gens du village. En effet, le ton du narrateur oscille entre moquerie envers ces gens et respect pour ceux qui travaillent la terre et élèvent les animaux. Un peu distant, on voit qu’il ne s’inclus pas dans les gens du coin mais nous raconte l’histoire de loin, de son poste omniscient.
Quand l’autrice écrit la petite Fadette, elle est dans sa « romance paysanne » era. J’ai aimé découvrir cette vision de la campagne, quoique parfois un peu romancée, et la façon dont le roman nous plonge dans les mœurs de l’époque. Si le vocabulaire soutenu, souvent désuet, et les tournures de phrases qui nous paraissent aujourd’hui complexe sont nombreuses, cela ajoute à l’immersion.
(Par contre, j’avoue que le mot « mêmement » j’ai du mal, je ne sais pas pourquoi je ne suis pas fan de la sonorité XD).
En conclusion
Un classique que je suis ravie d’avoir découvert, dans une jolie édition à la couverture poétique et soignée. Je serai maintenant curieuse de lire d’autres textes de George Sand correspondant à ses autres périodes d’écriture pour voir son évolution !
Vous avez lu ce livre ? Qu’en avez-vous pensé ?
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