L’auberge de la deuxième chance de Jennifer Joffre
chroniques

L’auberge de la deuxième chance de Jennifer Joffre

Merci aux éditions Rageot pour l’envoi de ce roman.

Hello ! Aujourd’hui on se retrouve pour la chronique d’une cosy fantasy bucolique et réconfortante : L’auberge de la deuxième chance de Jennifer Joffre.

J’ai récemment dévoré la trilogie du Prince Captif de CS Pacat (gros coup de cœur) et après toute cette dark fantasy, j’avais envie de douceur. Je m’en suis donc offert une tranche avec L’auberge de la deuxième chance de Jennifer Joffre et sans surprise, c’est une vraie lecture doudoue.

Ayant adoré Brins de magie et village maudit, je suis heureuse de retrouver l’autrice, en plus dans un registre plus Young adult. Le roman aborde avec beaucoup de bienveillance le burnout et la reconstruction avec une jolie métaphore, dans une cosy qui ravira les fans du genre.

Le résumé

Izel, une jeune et talentueuse édificatrice de la capitale, a perdu ses pouvoirs magiques. Elle arrive à Féville, charmante bourgade de bord de mer, où se trouve une auberge réputée pour ses cures thermales.  Mais l’établissement est délabré et l’accès aux bains interdit.

Pourtant, peu à peu, Izel s’attache au lieu et à ses habitants plus ou moins excentriques, dont le timide Léïx. Elle devine que l’auberge possède un vrai potentiel, sous réserve de la retaper. Pour y parvenir, elle doit d’abord fédérer les bonnes volontés du voisinage…

~ Retour sur cette lecture ~

Trop plein de magie et jugement

Izel est ambitieuse et exigeante. Elle a gravi les échelons à toute vitesse et est bien décidée à prouver sa valeur, ce qui va l’amener à faire une erreur… Et perdre l’usage de sa magie. On y voit évidemment une métaphore (même pas si métaphorique) du burn out avec une héroïne qui s’est tuée à la tâche et qui a atteint son point de rupture, dans cette grande ville où elle n’était pas heureuse avec son travail qui flattait plus sa fierté qu’il ne la passionnait.

C’est pleine de préjugés et décidée à guérir au plus vite pour reprendre le cours de sa prestigieuse carrière qu’Izel débarque à Féville… Je vous l’accorde, il y a du cliché dans l’histoire, mais je trouve que finalement ça s’accorde très bien avec le style de L’auberge de la deuxième chance. Et puis comme c’est raconté avec humour et magie, l’intrigue digne d’un téléfilm de Noël se dévore et on redemande de ce côté doudou !

La remise en marche de l’auberge

D’abord très déçue de ne pas voir les bains en activité (et donc adios la guérison rapide et miraculeuse), Izel décide de rester quand même quelques jours pour se ressourcer. Et alors qu’elle s’apprête à partir, elle croise la route d’un grossier personnage du genre vénal et impoli, décidé à faire détruire l’auberge pour exploiter la source magique qu’il y a potentiellement en dessous !

Sur un coup de tête, Izel, que rien n’attend à la capitale, propose donc de s’occuper des travaux de remise en état des bains contre le gîte et le couvert, afin à la fois de s’occuper et de sauver l’auberge.

Une chose que j’ai adorée, c’est qu’on suit vraiment le chantier avec ses hauts et ses bas, les gens qui vont et viennent pour aider, les idées d’Izel mais aussi son évolution. On adore la voir se plonger dans des activités manuelles et se retrouver peu à peu, en cours de route.

Qui dit cosy dit found family

Que serait une bonne cosy fantasy sans sa found family ? L’auberge de la deuxième chance ne parle d’ailleurs pas que de found family puisqu’Izel profite de cette aventure pour renouer avec sa grand-tante Yonna, personnalité importante du village et pourvoyeuse de délicieux sablés. Vous adorerez la dynamique qui se crée peu à peu, le soutien du village lorsqu’ils découvrent que Mira est finalement décidée à remettre l’auberge en marche avec l’aide d’Izel et la si jolie magie des rondes.

D’ailleurs, même le système de magie est cosy dans L’auberge de la deuxième chance ! La magie est soit stagnante (stockée dans un réservoir naturel comme un lac), soit vive (comme un courant de vent). Et humains comme animaux peuvent puiser dedans ! Ce qui permet d’utiliser la magie, ce sont les rythmes, le chant ou la danse.

J’ai vraiment adoré l’idée que les animaux puissent utiliser des tours de magie, de la mouette qui incante pour faire léviter les sablés jusqu’à elle au chien qui tente de la suivre en volant depuis un balcon. Crevette et Lavandin (respectivement la mouette et le chien) apportent d’ailleurs une touche de mignonnerie supplémentaire au roman !

En conclusion

Une excellente cosy fantasy, qui nous entraîne dans les travaux et la guérison d’Izel et qui fait du bien à lire ! Si c’est un genre que vous aimez alors je ne peux que vous encourager à vous plonger dans L’auberge de la seconde chance et si vous n’en avez jamais lu… Il est temps de découvrir ce genre !

Vous avez lu ce livre ? Qu’en avez-vous pensé ?

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